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Le chapelet dans la vie d'un de nos illustres prédécesseurs.
Le chapelet dans la vie d'un de nos illustres prédécesseurs.

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Le chapelet dans la vie d'un de nos illustres prédécesseurs.

OCTOBRE - MOIS DU ROSAIRE

Le Maréchal Foch est né à Tarbes, près de Lourdes. 
Dans son enfance, il a connu la petite Bernadette… il a joué avec elle dans le jardin de sa marraine.

Les apparitions de la Sainte Vierge à la grotte de Massabielle feront de lui le soldat de l’Immaculée. 
A 20 ans, il se consacre à Marie. Puis ce fut, pour lui, la vie militaire : ce chrétien de race n’a jamais connu la défaite. Le Ciel l’avait taillé pour la victoire.

1914 : la guerre. La Grande Guerre. 
Le premier regard de Foch est pour l’Immaculée : il l’invoque chaque jour et avant chaque bataille, avec cette certitude intérieure que Notre-Dame de Lourdes nous obtiendra la victoire…

Par-dessus tout, il croyait à l’efficacité de la prière : il mobilise toutes les âmes de prière, surtout des familles. En particulier, il compte beaucoup sur la prière des petits enfants. 
Souvent, dans les villages, près du “Front”, il les rassemble, les conduit à l’église et leur fait réciter quelques “Je vous salue Marie”.
 

Mais ce n’est pas tout de demander aux autres des prières. Lui-même était un homme de prière.

Il a confié un jour à un vieil oncle prêtre que toute sa vie, depuis ses années de collège, 
il avait fidèlement récité, tous les jours, le chapelet et le Veni Sancte Spiritus.

Dans les dernières semaines de la guerre, il assiste tous les matins à la messe, puis va réciter son chapelet avant de se mettre au travail. 
“Laissez-le, disait Clémenceau, ne le dérangez pas : ça lui a trop bien réussi jusqu’ici.” Sa prière était continuelle. Aussi peut-on dire que sa victoire, autant que le fruit de son génie, fut celui de son âme, de sa prière.

“C’est de ma mère que je tiens ma croyance en Notre-Dame. J’ai dit mon chapelet tous les jours de ma vie. 
- Même aux jours de grande bataille ? 
- J’en avais encore plus besoin ! Maintes fois je me suis vu pris. Alors je m’accrochais à Elle comme un enfant de 2 ans s’accroche à sa mère. Je lui demandais l’inspiration.
Elle nous a toujours sauvés.”

Ses victoires, c’est toujours à l’Immaculée qu’il les attribue. 
La gloire, les honneurs qu’il reçoit comme vainqueur, il “renvoie” tout à sa bonne Mère du Ciel.

 

(Texte paru dans “Le carillon de l’Immaculée”, Lourdes, 1991)

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