0
Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 7 juillet 2020
Méditation du 7 juillet 2020
© viechretienne.fr

| Webmaster

Méditation du 7 juillet 2020

2020 07 07 BREBIS SANS BERGER (14TO2) (Matthieu 9, 32-38)

            Quel est donc ce guérisseur, capable d’expulser les démons et de redonner l’ouïe et la parle à un homme qui en était privé ? « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! » Mais, avec un esprit qui se ferme devant l’évidence, « les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons ».

            Plus loin (12, 22-32), Matthieu reviendra sur ce qu’on a appelé « le péché contre le Saint-Esprit. », la fermeture du cœur et de l’esprit devant une intervention évidente du pouvoir divin. Ici, Matthieu souligne cette misère spirituelle qui bouleverse Jésus ; le même mot sert pour montrer la compassion de Jésus devant le cortège funèbre de Naïm (Luc 7, 11-17) ou l’émotion du père du prodigue qui voit revenir son fils, (Luc 15, 20).

            Comment réagit Jésus ? C’est là qu’Il nous livre le fond de son cœur : saisi de compassion. Et Il demande de prier le Maître de la moisson – le Père – de pourvoir à sa moisson. Et puisque Jésus Lui-même a demandé de prier pour la moisson, chaque disciple doit porter le souci de cette Moisson, devenir « disciple-missionnaire »

            Jésus pense sans doute aux reproches adressés par Ezéchiel aux pasteurs d’Israël. Dans l’Eglise, Saint Grégoire, devenu Pape en 590, se plaindra de n’être pas aussi libre qu’il le souhaiterait pour sa tâche de « Pasteur ». Il revient à « chaque pasteur » de prier pour le peuple qui lui est confié.

            Saint Jean Chrysostome parle des raisonnements des disciples, prétextant de leur petit nombre, ou des obstacles qu’ils vont rencontrer…Il conclut :

            « Jésus ne veut pas que de pareils raisonnements les plongent dans le désarroi. Aussi appelle-t-il l'Évangile une moisson. C'est comme s'il leur disait : « Tout est préparé, toutes les dispositions ont été prises. Je vous envoie récolter le grain mûr ; vous pourrez semer et moissonner le même jour. » Quand l'agriculteur sort de chez lui pour aller faire la moisson, il déborde de joie et resplendit de bonheur. Il n'envisage ni les peines ni les difficultés qu'il pourra rencontrer... Prêtez-moi votre langue, dit le Christ, et vous verrez le grain mûr entrer dans les greniers du roi. Aussi les envoie-t-il ensuite en leur disant : « Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28,20).

Répondre à () :


Captcha