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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 6 juillet 2020
Méditation du 6 juillet 2020
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Méditation du 6 juillet 2020

2020 07 06 TA FOI (14TO1) (Matthieu 9, 18-26)

            Matthieu ne nomme pas ce chef « de synagogue », alors que Marc (5, 21-43) et Luc (8, 40-56) l’appellent « Jaïre ». Ce récit de deux interventions imbriquées de Jésus montre à quel point sa renommée s’était répandue dans la région de Galilée : pendant qu’il se rend chez Jaïre, une femme approche de Lui et touche son vêtement, pensant que cela pouvait suffire pour être guérie. Elle croyait que même ce qui est extérieur à Jésus – son vêtement -  fait partie de Lui-même et que tout ce qui a trait à Lui peut guérir, participe du pouvoir étonnant qui est le sien.

            « La jeune fille n’est pas morte : elle dort ». Ces mots attirent la plaisanterie ; mais Jésus surprend quand on voit la jeune fille se lever. Luc dit : « L’esprit lui revint »           

            Romanos le Mélode (Syriaque, mort vers 560) a composé une hymne où il reconstitue ce que l’hémorroïsse a pu vivre en elle-même : 

            Elle allait à toi en se cachant, Sauveur, car elle te prenait pour un simple humain, mais sa guérison lui a enseigné que tu étais Dieu et homme tout ensemble. En secret elle a touché ta frange, craignant dans son âme..., se disant : « Comment me ferai-je voir de celui qui observe tout, moi qui porte la honte de mes fautes ? Si le Tout-Pur voit le flux de sang, il s'écartera de moi comme impure, et ce sera pour moi plus terrible que ma plaie, s'il se détourne de moi malgré mon cri : Sauveur, sauve-moi.


             « — Vous cherchez à me causer plus de peine que mon propre mal ? Je sais que lui il est pur, et c'est bien pour cela que j'irai à lui, pour être délivrée de l'opprobre et de l'infamie. Ne m'empêchez donc pas...de crier : Sauveur, sauve-moi.

             Celui qui sait toutes choses...se retourne et dit à ses disciples : « Qui vient de toucher ma frange ? (Mc 5,30)... Pourquoi me dis-tu, Pierre, qu'une grande foule me presse ? Ils ne touchent pas ma divinité, mais cette femme, en touchant mon vêtement visible, a saisi ma nature divine, et elle a acquis la santé en me criant : Seigneur, sauve-moi...

            « Prends courage à présent, femme... Sois donc désormais en bonne santé... Ceci n'est pas l'ouvrage de ma main, mais l'œuvre de ta foi. Car beaucoup ont touché ma frange, mais sans obtenir la force, parce qu'ils n'apportaient pas de foi. Toi, tu m'as touché avec beaucoup de foi, tu as reçu la santé, c'est pourquoi je t'ai amenée maintenant devant tous, pour que tu dises : Sauveur, sauve-moi. »

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