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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 4 juin 2020
Méditation du 4 juin 2020
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Méditation du 4 juin 2020

2020 06 04 DE TOUT TON CŒUR (9TO4) (Marc 12, 28b-34)

            « Quel est le premier de tous les commandements ? » Ce scribe, à force de recopier la Loi, aurait pu savoir ce qui paraissait à ses yeux le plus important ; il préfère demander l’avis de Jésus qui avait bien répondu lors d’une discussion dont l’objet n’est pas précisé. Jésus répond en citant le Deutéronome 6, 4-5. Le scribe s’attendait-il à entendre Jésus enchaîner avec le second commandement que Jésus prend dans le Lévitique 19, 18 ? « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. »

            La réponse du scribe laisse entendre qu’il est bien d’accord sur « l’unicité » de Dieu. Mais, alors que lui n’avait demandé que « le premier de tous les commandements », il reconnaît toutefois dans sa réponse que Jésus a raison de lier au premier le second commandement : pour Jésus, les deux sont liés, mais ce n’est pas évident pour le scribe. Remarquons bien la réponse de Jésus toutefois : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu ». Jésus dévoile pour ce scribe, et pour nous tous, que l’amour de Dieu inclut l’amour du prochain. Devant cette réponse, personne n’osait plus l’interroger.

            Saint Basile, qui avait fondé au 4° siècle un hospice pour accueillir les pauvres, nous dit pourquoi nous devons aimer Dieu et notre prochain.

                « En recevant de Dieu le commandement de l'amour, nous avons aussitôt, dès notre origine, possédé la faculté naturelle d'aimer. Ce n'est pas du dehors que nous en sommes informés ; chacun peut s'en rendre compte par lui-même car nous cherchons naturellement ce qui est beau ; sans qu'on nous l'apprenne, nous aimons ceux qui nous sont apparentés par le sang ou par l'alliance ; nous manifestons enfin volontiers notre bienveillance à nos bienfaiteurs. Or, quoi de plus admirable que la beauté de Dieu ? 

            (…) Cette beauté est invisible aux yeux du corps ; l'âme seule et l'intelligence peuvent la saisir. Chaque fois qu'elle a illuminé les saints, elle a laissé en eux l'aiguillon d'un grand désir, au point qu'ils se sont écriés : « Malheur à moi, parce que mon exil s'est prolongé » (Ps 119,5), « Quand irai-je contempler la face du Seigneur ? » (Ps 41,3) et « Je voudrais m'en aller et être avec le Christ » (Ph 1,23). « Mon âme a soif du Seigneur vivant » (Ps 41,3)... »

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