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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 3 juin 2020
Méditation du 3 juin 2020
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Méditation du 3 juin 2020

2020 06 03 DIEU DES VIVANTS (9TO3) (Marc 12, 18-27)

            « Le groupe des Sadducéens, né au 2° siècle avant J.C., réunit surtout des prêtres. C’est une aristocratie restreinte mais influente qui au temps de Jésus monopolise le pouvoir religieux. Les Sadducéens sont majoritaires dans le Sanhédrin, l’instance judiciaire, religieuse et politique du judaïsme. Assez fermés au plan religieux, ils refusent toute progression dans la révélation. C’est ainsi qu’ils s’opposent à Jésus sur la question de la résurrection (…) Ils portent la responsabilité de la condamnation à mort de Jésus… » (A. Marchadour ; Les mots de la Bible. Bayard 1997).

            Le cas qu’ils soumettent à Jésus s’inspire de la Loi sur le lévirat, dûment codifiée par le Deutéronome, selon laquelle le beau-frère d’une veuve devait lui susciter une descendance. Le Livre de Tobie, ch. 8, fait aussi allusion au décès des jeunes mariés. La question se présente comme celle d’un professeur qui teste le jugement de son élève, et rend l’hypothèse peu vraisemblable. Il devient évident qu’ils s’en prennent à Jésus sur une question qui opposera encore l’assemblée où Paul est accusé et trouve cet argument qui réussit à diviser les participants (Actes des Apôtres 23, 6-11).

            « Sachant que le Conseil suprême se répartissait entre sadducéens et pharisiens, Paul s’écria devant eux : « Frères, moi, je suis pharisien, fils de pharisiens. C’est à cause de notre espérance, la résurrection des morts, que je passe en jugement. » À peine avait-il dit cela, qu’il y eut un affrontement entre pharisiens et sadducéens, et l’assemblée se divisa. En effet, les sadducéens disent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’ange ni d’esprit, tandis que les pharisiens professent tout cela. »

            Cet épisode se situait en 58, avant l’arrestation de Paul à Jérusalem. Le parti sadducéen ne survivra pas à la débâcle de l’an 70 et à la dispersion de la population.

            Jésus conclut que Dieu est vivant et transcende le temps : « Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? 27 Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. » Ces patriarches croyaient. La foi fait admettre que les croyants vivent en Dieu, « fils de la résurrection », et non plus avec les aspirations liées à la condition humaine, celles du mariage, par exemple.

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