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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 3 avril 2020
Méditation du 3 avril 2020
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Méditation du 3 avril 2020

(Jean 10, 31-42)

            Les «œuvres » de Jésus sont le signe que sa parole n’est pas sans fondement. Jésusemploie des arguments de type rabbinique : Il bâtit sa défense sur les Ecritures. Il cite le psaume 82, 6-7 : « Je l'ai dit : Vous êtes des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous ! Pourtant, vous mourrez comme des hommes, comme les princes, tous, vous tomberez ! »

            « Il développe deux arguments : le premier se situe au même niveau que ses adversaires sans engager la vérité profonde de son identité de Dieu et de Fils de Dieu. Le second, plus profond, est au cœur du discours de Jésus. Dieu et Fils de Dieu, Il l’est, dans un sens fort, envoyé par Dieu son Père pour dévoiler la vérité sur Dieu et son Fils. 

            Dans cette fête de la Dédicace du Temple (nouvelle consécration du Temple après la profanation d’Antiochus Epiphane, 167-164 avant J.C.), Jésus se présente comme « Celui que le Père a consacré », soulignant ainsi qu’en sa personne c’est le nouveau Temple qui ouvre aux croyants sur tout ce que le Temple pouvait apporter, et même bien au-delà ! » (A. Marchadour. Venez et vous verrez. P.283).

            On cherche de nouveau à arrêter Jésus. Cet éloignement, comme ceux du Temple, annonce la Passion prochaine ; « l’Heure » n’est pas encore arrivée. Mais Jean-Baptiste, qui n’est plus là, mais que ses disciples « remplacent » dans son rôle auprès de Jésus, constate : « Tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Les disciples de Jean sont devenus « comme » ceux de Jésus ceux qui, eux du moins, accueillent le témoignage de Jésus sur Lui-même. L’évangéliste retrouve la formule positive : « Et là, beaucoup crurent en lui ». Si nombreux que soient les adversaires, nombre de personnes reconnaissent la vérité dans les propos de Jésus et adhèrent à son enseignement. On comprend que Jean se réjouit de voir la « communauté des premiers croyants » s’élargir.

            Saint Hilaire de Poitiers voyait dans ces textes l’ébauche du dogme « de la Trinité ».

            « Et si les autres hommes peuvent prendre ce nom sans aucune usurpation sacrilège, à plus forte raison celui que le Père a sanctifié peut-il sans usurpation prendre ce nom et se dire le Fils de Dieu, puisqu'il surpasse tous les autres par la sanctification qu'il a reçue comme Fils, (…) car toute cette réponse du Sauveur a trait à son humanité, et tend à établir que le Fils de Dieu est aussi le Fils de l'homme ».

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