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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 26 février 2020

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Méditation du 26 février 2020

(Matthieu 6, 1-6.16-18)

      Le Carême oriente notre prière, et ici, avec la page d’Evangile de Matthieu, qui revient chaque année, avec tous nos frères ; ce qui constituait déjà la piété juive se retrouve dans l’Eglise. La rédaction du texte laisse entendre, par ses formules mnémotechniques, une tradition orale, fixée par écrit au moment où ces consignes ont paru celles mêmes du Christ. 

      Le carême veut préparer nos cœurs à recevoir et à faire nôtre le message pascal. Son austérité sollicite notre foi ; on ne poursuit pas une ascèse sans motivation. L’Evangile va nous dire et rappeler pour les trois domaines de l’aumône, de la prière et du jeûne que « notre Père voit dans le secret », et que cela doit nous suffire. Pas de calcul, donc, mais Celui qui voit dans le secret « te le rendra »

      L’évangéliste Matthieu fait allusion aux « pharisiens » qui voulaient bien participer à l’aumône, la prière et le jeûne, mais qui aimaient trop que cela se sache. Ils recevaient leur gloire des hommes, mais ils ne s’attiraient pas la bienveillance de Dieu. Jésus, Lui, vient « cultiver l’invisible », en nous entraînant à ne chercher que Dieu qui ne manquera pas de rétribuer. « Cela te sera rendu à la Résurrection des justes » (Luc 14, 14). Et nous savons bien qu’Il « donnera une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante » (Luc 6, 38).

      Dans son « message pour le Carême 2019 », le Pape François exhortait les chrétiens à revoir comment aujourd’hui ces trois suggestions répondent à nos besoins spirituels.

      « Jeûner, c’est-à-dire apprendre à changer d’attitude à l’égard des autres et des créatures : de la tentation de tout “ dévorer” pour assouvir notre cupidité, à la capacité de souffrir par amour, laquelle est capable de combler le vide de notre cœur. 

      Prier afin de savoir renoncer à l’idolâtrie et à l’autosuffisance de notre moi, et reconnaître qu’on a besoin du Seigneur et de sa miséricorde. 

      Pratiquer l’aumône pour se libérer de la sottise de vivre en accumulant toute chose pour soi dans l’illusion de s’assurer un avenir qui ne nous appartient pas. Il s’agit ainsi de retrouver la joie du dessein de Dieu sur la création et sur notre cœur, celui de L’aimer, d’aimer nos frères et le monde entier, et de trouver dans cet amour le vrai bonheur. »

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