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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 22 janvier 2020
Méditation du 22 janvier 2020
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Méditation du 22 janvier 2020

(Marc 3, 1-6)

            « Les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr. » Ils ont observé et guetté Jésus ; ils veulent Le prendre au piège ; ils cherchent à Le prendre en défaut ; au fond, ils lui tendent un guet-apens. 

            On voit bien le calme de Jésus, mais aussi, alors qu’ils ne s’en doutent pas, la volonté d’aider cet homme. Jésus lance un défi, navré de l’endurcissement de leurs cœurs. Quand Il leur demande la permission, Il sait bien la réponse, mais la question elle-même comporte une ironie, car Il sait bien ce qu’Il va faire. Il le fait. Il fait bien toutes choses. Il souligne par cette question la « stérilité » de leur pensée, alors qu’ils voient ce malade comme un réprouvé qui a tout juste le droit de venir à l’assemblée.

            La vie de cet homme à la main atrophiée ne semble pas en danger ; et pourtant Jésus parle de « sauver une vie ou de tuer ». Cet homme n’est pas « debout » ; sa main le paralyse ; la maladie, aux yeux de Jésus, est donc ce qui empêche l’homme d’être pleinement ce qu’il doit être. De plus, de même que le Père travaille toujours, même un jour de sabbat, Lui, Jésus, travaille « avec le Père ». « Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. Jésus leur déclara : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » (Jean 5, 16-17).

            Marc exprime ce que Jésus ressent et la cause de cette colère : « Promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs ».Jésus oppose son souhait le pluscher : « Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance (Jean 10, 10) à leur attitude négative par laquelle ils rendent stérile la Loi qui voulait faire vivre le peuple de Dieu. 

            C’est cette volonté qui va s’exprimer dans les derniers mots ; ainsi Marc souligne que le « complot » contre Jésus a commencé très tôt, dès le début de sa prédication. L’Evangile de Jean établit aussi une sourde opposition à Jésus à cause de sa révélation sur sa filiation divine.

            Saint Augustin estimait que « ce regard courroucé, cette tristesse qu'il éprouve à la vue de l'aveuglement de leur cœur, lui sont inspirés par la nature humaine qu'il a daigné prendre pour nous. » 

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