Paroisse Notre-Dame-de-la-Plaine - Luçon
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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 21 janvier 2020

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Méditation du 21 janvier 2020

(Marc 2, 23-28)

                L’événement est raconté au  Premier Livrede Samuel (21, 2-7). Le jeune David, en campagne avec des jeunes de sa bande, n’a pas de provisions et demande au grand prêtre Abiatar (ou Ahimélec, selon la version que Marc n’a pas suivie) s’il n’a pas quelque chose à manger. Le prêtre admet une dérogation, et donne les pains consacré réservés aux prêtres. Et Jésus, comme maître du sabbat, peut permettre à ses disciples ce « petit travail » d’arracher des épis et de manger leur blé.

            L’idée du sabbat veut consacrer à Dieu le jour où, selon la Genèse, Il s’est reposé de toute l’œuvre de la création. Il est devenu vite un regard de foi, pour l’homme, sur son travail dont il reconnaît les limites, et sur sa condition humaine comme une étape vers Dieu. Respecter le sabbat, c’est reconnaître sa « finitude » et sa dépendance de Dieu. Or la dépendance ne dit pas esclavage, ni étroitesse. Les autorités religieuses en Israël avaient tellement entouré le sabbat d’un réseau d’interdictions que ce jour devenait un cauchemar au lieu d’être une « fête pour Dieu ».

            Benoît XVI, dans son exhortation apostolique « Le sacrement de la Charité » a donné du sens du sabbat une analyse très profonde : tous les chrétiens doivent transférer cet enseignement sur le Dimanche.

            « En effet, les chrétiens, en relation avec la signification du sabbat dans la tradition juive, ont toujours vu également dans le Jour du Seigneur le jour du repos du labeur quotidien.

           Cela a un sens précis, constituant une relativisation du travail, qui est ordonné à l'homme : le travail est pour l'homme et non l'homme pour le travail. Il est facile de comprendre la protection qui en découle pour l'homme lui-même, qui est ainsi émancipé d'une forme possible d'esclavage. Comme j'ai eu l'occasion de l'affirmer, « le travail est de première importance pour la réalisation de l'homme et pour le développement de la société, et c'est pourquoi il convient qu'il soit toujours organisé et accompli dans le plein respect de la dignité humaine et au service du bien commun. En même temps, il est indispensable que l'homme ne se laisse pas asservir par le travail, qu'il n'en fasse pas une idole, prétendant trouver en lui le sens ultime et définitif de la vie ». C'est dans le jour consacré à Dieu que l'homme comprend le sens de son existence ainsi que de son travail. »

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