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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 15 août 2020
Méditation du 15 août 2020
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Méditation du 15 août 2020

2020 08 15 MERVEILLES (19TO6) (Luc 1, 39-56)

            Luc « possède » la Bible et nous en fait faire une lecture digne de ce qu’il dira de Jésus par rapport aux Ecritures, avec les pèlerins d’Emmaüs et les disciples réunis le soir de Pâques. Il fait allusion à la grâce reçue personnellement : « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. » (Luc 24, 45) S’il était un païen converti, il a « lu » et « compris » l’Ecriture avec une intelligence éclairée par l’Esprit Saint.

            Enthousiasmée par la proposition divine nullement prévisible, et forte du partage de sa joie avec Elisabeth, Marie emprunte beaucoup d’expressions de la Loi, des Prophètes et des  Psaumes (sans doute devenus la prière quotidienne des croyants pieux) pour chanter les grâces que Dieu vient de lui donner. Il l’appelle à devenir Mère du Verbe qui vient se faire chair en elle. De ces citations, elle fait un bouquet, un si beau poème que toutes les générations vont le répéter à l’envi, et notamment comme une action de grâce quotidienne pour les chrétiens qui bénéficient du salut en contribuant eux-mêmes à le faire connaître.

            Marie souligne que l’initiative de la Rédemption revient à Dieu. Elle manifeste sa joie d’avoir été trouvée digne de devenir Mère de Dieu, car l’Enfant promis est le Fils du Très-Haut. Elle redit comme à l’Annonciation qu’elle est « servante du Seigneur ». Si Elisabeth lui a dit qu’elle était « heureuse d’avoir cru », Marie amplifie cette béatitude : « Désormais tous les âges me diront bienheureuse ». Elle n’en tire aucune vanité, mais se réjouit du succès de l’œuvre de Dieu. Les pauvres sont exaltés, car ils ouvrent leur cœur à Dieu ; et c’est tout le peuple d’Israël qui peut se glorifier de la faveur de Dieu, car il est son « serviteur ». Les promesses faites à Abraham trouvent leur accomplissement : Jésus dira un jour qu’Abraham « a vu son Jour » (Jean 8, 56).

            « Saint est son Nom ». Dieu est la sainteté même ; le « nom de Dieu » ne devait pas être prononcé, pour ne pas laisser croire qu’on peut Le « définir ». On employait des périphrases telles que « le Nom de Dieu », ou selon les circonstances  « les anges de Dieu »

            Saint Paul (Ga 6, 16) parlera de « l’Israël de Dieu », le peuple des chrétiens croyants, à la foi renouvelée parce qu’elle accueille le salut en Jésus-Christ.

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