0
Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 12 juin 2021
Méditation du 12 juin 2021
© viechretienne.fr

| Webmaster 49291 mots

Méditation du 12 juin 2021

2021 06 12 CHEZ MON PERE (10TO6) (Luc 2, 41-51)

 

            Ce ne fut pas un pèlerinage de tout repos. Luc ne nous dit rien de ce qui emplissait ces journées de dévotion. On peut être surpris que ni Marie ni Joseph n’ait pensé à contrôler la présence de Jésus au lieu de départ de Jérusalem ; ou trouver étonnant qu’ils n’aient pas pensé au Temple dans leurs recherches angoissées. Il ne devait pas non plus arriver souvent  que les docteurs de la Loi admettent dans leur assemblée un adolescent et de « s’extasier sur son intelligence et sur ses réponses ».

            Comme Il le dira, plus tard, Jésus ne se révèle pas aux docteurs et aux savants ; Il va pour le moment le faire comprendre à sa Mère, humble de cœur.

 Luc voulait-il donner une réponse « mystérieuse » sur la Personne de Jésus ?

           

« Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Marie sait bien que Joseph n’est pas le père de Jésus ; mais ce n’est pas à elle de dévoiler la « vérité » sur la nature divine de Jésus. Cela Lui revient, et  le moment est venu qu’elle le sache : « Mon Père ». Jésus révèle donc son identité : la primauté est accordée à tout ce qui concerne le Royaume de Dieu, et c’est là qu’il faut d’abord Le chercher.

« Chercher…Trouver » : ces mots seront de nouveau fréquents autour de la Résurrection. On n’a pas manqué d’y voir une attitude spirituelle, à la suite de paroles de Jésus : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ». (Mt 11, 25). Parmi ces « tout petits », Marie, qui gardait en son cœur  et méditait le sens de tout ce que  Jésus vivait.

« Chez mon Père ». L’expression, diversement traduite à partir du « pluriel neutre » (très général) de Saint Luc, peut s’entendre des « affaires » de mon Père. Mais la traduction « chez mon Père » semble préférable, car Marie pense que Jésus est « dans la caravane ». Jésus, Lui, comme un premier acte de sa vie d’adulte, est « naturellement » attiré par la « maison » où son peuple rencontre Dieu, la « maison de prière ».

« L’opposition avec « ton père et moi » tout comme le sens pascal du verset, induisent à comprendre que nous sommes devant la première déclaration des relations d’intimité uniques, trinitaires, entre Jésus et LE Père… », dit la BC II*, page 119.

 

Répondre à () :


Captcha