Paroisse Notre-Dame-de-la-Plaine - Luçon
0
Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 11 novembre 2019

| cplucon

Méditation du 11 novembre 2019

(Luc 17, 1-6)

            Jésus connaît bien le cœur des hommes : quelle que soit leur foi, ils restent fragiles et succombent facilement à la tentation. Le « fauteur » de scandales, d’occasions de chute, est responsable, et sa mort – ici par noyade aggravée et provoquée – est présentée comme préférable. Matthieu (18, 6-7) et Marc (9, 42) laissent entendre que le règlement de l’affaire relève de la communauté ; Luc ne l’évoque pas.

            Les versets 3-4 parlent du « frère », mais non explicitement de la communauté. Luc évoque « sept fois par jour », alors que Matthieu (18, 21-22) avait parlé de Pierre qui croyait faire une prouesse en pardonnant « sept fois ». Jésus lui avait répondu : « Soixante-dix fois sept fois ». Jésus, dont la miséricorde est inépuisable, demande de pardonner, comme Lui, toujours.

            Les versets 5-6 exposent une prière des apôtres que tout disciple de Jésus peut (et doit !) faire sienne quotidiennement : « Augmente en nous la foi ! » Marc (9, 24) attribue ces mots à un père de famille qui adresse cette prière pour son fils épileptique, dans un contexte, il est vrai, tout différent. Jésus renchérit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde… » Indirectement, Il déplore le peu de foi des apôtres, et de nous aussi. Que ne pourrions-nous faire, si une foi minime permettait de déraciner un arbre et d’obtenir qu’il aille se « planter dans la mer » ! Toute la vie spirituelle découle donc de cette foi que Le Seigneur veut faire grandir en nous.

            Saint Ambroise conseillait d’être « l’ami qui reprend » plutôt que « l’accusateur ».

            « Le pardon ne doit pas être trop difficile, ni l'indulgence trop grande, il faut éviter à la fois les reproches sévères qui découragent, et une connivence coupable qui autorise le mal; aussi Notre-Seigneur nous dit-il ailleurs: «Reprenez-le entre vous et lui»; car une réprimande amicale est toujours plus utile qu'une accusation trop vive; l'une inspire une honte salutaire, l'autre excite l'indignation; ayez plutôt des ménagements pour cette crainte qu'a le coupable que ses fautes soient révélées; car il est bien plus avantageux qu'il voie en vous un ami qui le reprend, qu'un ennemi qui veut sa perte, et il se rendra toujours plus facilement à vos conseils, qu'il ne cédera à vos injures. »

Répondre à () :


Captcha

Newsletter