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Méditation du 9 juillet 2018
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Méditation du 9 juillet 2018

(Matthieu 9, 18-26)

            Plus que jamais il faut comparer le texte de Matthieu à celui de Marc 5, 21-43 et de Luc 8, 40-56. Nous apprendrons dans ces textes parallèles que le « notable » s’appelait Jaïre, que la fille, selon Marc et Luc, n’est pas morte, mais « à toute extrémité ». La réflexion personnelle de cette femme est commune à Matthieu et à Marc, mais Luc ne la donne pas, alors que Jésus dit qu’Il a senti une force sortir de Lui. Ces variantes révèlent combien chaque évangéliste, sensible à tel ou tel point, a rédigé son texte en toute liberté, mais en s’attachant à ce qui lui paraissait le plus important.

            Le geste de la femme est inspiré par la foi ; elle a touché Dieu qui guérit toute maladie. Et son audace est récompensée doublement : elle est guérie instantanément, et elle reçoit une « bénédiction » pour son geste : « Ta foi t’a sauvée ». L’audace dans la foi est récompensée parce qu’elle obtient plus qu’elle ne croyait au départ : la guérison et le salut. Et nous, croyons-nous Jésus capable de tout ?

            Marc signale un trait commun à cette époque : « Jésus vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment ». Cette coutume existe encore en certaines régions. En demandant à ces joueurs de flûte de se retirer, Il demande le silence, mais s’attire des quolibets quand Il dit qu’elle n’est pas morte. Là où est Jésus, il n’y a pas de mort, la vie éternelle est déjà commencée. Cette « foule » ne semble pas le comprendre.

            Le geste de la « Résurrection » « se lever » alors qu’on ne le pouvait plus, suppose une réanimation, un retour à l’existence humaine perdue. Jésus, Lui, ne reviendra pas à la vie « d’avant » ; Il sera dans une étape provisoire, qui annonce la Résurrection finale, corps « glorieux », non dépendant de l’espace et du temps, comme Il le montrera notamment le soir de Pâques, défiant les distances et les obstacles artificiels créés par l’homme. Il est là, là où on Le connaît et L’aime. Ce sont les nouveaux repères de la Création renouvelée. Il nous y entraîne déjà.

            Dès lors, pas étonnant que la nouvelle se répandit dans toute la région. Là où des disciples vivent comme s’ils participaient déjà à cette création renouvelée, en « témoins du monde à venir », il n’y a plus de mort, la Résurrection est à l’œuvre.

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