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Méditation du 9 décembre 2018
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Méditation du 9 décembre 2018

(Luc 3, 1-6)

            Saint Luc inscrit l’histoire du salut dans celle de l’Empire romain en imitant le calendrier en vigueur dans ce vaste territoire. Pour lui, l’événement digne d’être connu consiste dans « la Parole de Dieu » portée par le prophète Jean-Baptiste, en relation avec Celui dont il annonce la venue prochaine, Jésus.

            « Un baptême de conversion pour le pardon des péchés ». La sainteté va arriver sur terre ; pour l’accueillir, il est nécessaire de regretter ses fautes du passé et de se convertir, c’est-à-dire de se « retourner » vers son origine sainte, « à l’image de Dieu » Luc cite le prophète Isaïe (40, 4-6) plus longuement que Matthieu et Marc pour le mener jusqu’à l’annonce d’un salut universel ; pour lui donc, Jésus apporte le salut, comme il va le redire dans les premiers chapitres de son Evangile, non seulement « pour Israël », mais aussi pour les nations païennes. Or cela ne semblait pas « acquis » au temps de Jésus ; (Luc écrit trente ou quarante ans après la résurrection).

            « Dans le désert ». Le prestige de l’Exode restait très présent dans les esprits en Israël.  C’est là que Dieu avait parlé jadis à Moïse et par lui à tout le peuple. Manquant de tout, le peuple avait crié sa détresse, et Dieu avait sauvé son peuple. Maintenant, Dieu allait se manifester comme Sauveur en pardonnant ; Il criait de nouveau, et Jean-Baptiste avait accepté de prêter son cœur et sa voix à Dieu, pour que, toute difficulté aplanie, on voie que le salut vient de Dieu et que Lui, Dieu, l’offre dans Son Fils. C’est la parole principale que l’ange avait dite à Marie, lors de l’Annonciation, à propos de Jésus : Il »sauvera » son peuple.


            Les données historiques de Luc sont assez précises, et ont servi pour établir les calculs de l’ère chrétienne. Mais Denys le Petit, chargé d’établir un calendrier chrétien à partir des éléments de l’Empire romain et de l’Evangile de Luc, a considéré l’expression « environ trente ans » (Luc 3,  23) comme une indication « précise » : trente. Notre calendrier « moderne » est donc erroné. Luc ne se trompait pas pour les dates de l’empereur Tibère ni pour les responsables de provinces ou gouverneurs romains.

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