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Méditation du 8 novembre 2018
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Méditation du 8 novembre 2018

(Luc 15, 1-10)

            Cette page de Luc commence avec les mots de Mattieu  9, 10-12, mais Luc place ici la Parabole du Bon Pasteur et non pas le repas offert par Matthieu. La parabole du Bon Pasteur rappelle aussi l’évangile de Jean 10, 1-20. Pour une brebis égarée, le Bon Pasteur laisse l’ensemble du troupeau pour aller à la recherche de la brebis égarée. On peut trouver une lointaine origine de la générosité du Pasteur dans le prophète Ezéchiel 34, 11-12 s. (*)

            Ici Luc donne à la suite trois paraboles dites de « la miséricorde » ; la deuxième, dite de la « drachme perdue » (versets 8-10 de notre péricope) ; et la troisième du fils prodigue et du fils fidèle. Visiblement, Luc voulait montrer jusqu’où va la miséricorde du Père des cieux.

            Le verset 7 donne la conclusion, comme le verset 10 pour la drachme. Ils parlent au cœur de tout disciple, et il est bon de les retenir pour sa vie spirituelle personnelle et d’en parler aux frères qui en éprouvent le besoin. Les voici donc :

            (7) Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. (10) Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

            Ces paraboles sont de celles qui ont conduit les exégètes à considérer Luc comme « l’évangéliste de la miséricorde » ; au-delà de l’image des brebis et de la pièce, tout le monde peut voir l’immensité de l’amour miséricordieux de Dieu le Père et de sa mise en œuvre par Jésus, le Fils. Il vient sauver tous les hommes et ne peut se « consoler » de voir qu’un seul échappe à sa miséricorde. La brebis égarée se sent- elle malheureuse loin de son Pasteur et des autres brebis-sœurs du troupeau ?

            Car l’homme ne peut ni se passer de son Maître, le Bon Pasteur qui le poursuit de sa grâce, ni de la société de ses frères et sœurs. La charité – pour aimer les autres, si dur que ce soit – s’impose et se découvre comme nécessaire. Dieu ne s’est pas trompé en nous demandant d’aimer nos frères et sœurs ; Il a fait de la charité fraternelle un avant-goût de l’amour du Ciel. Ce n’est donc pas pour rien qu’Il nous a demandé de vivre « sur la terre comme au Ciel », c’est-à-dire dans l’amour.

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