Logo Paroisse Notre Dame de la Plaine - Luçon

Méditation du 8 mai 2019
Bible meditations © viechretienne.fr

Méditation du 8 mai 2019

(Jean 6, 35-40)

            Le premier verset est analogue à celui où Jésus parlait à la Samaritaine (4, 13-14).

            « Vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas ». Jean « vit et il crut » (20, 8). Jésus reprend ici la « manie » de demander des signes. Il vient d’entendre (6, 30) : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? » Les interlocuteurs sont-ils de bonne foi, car ils ont « vu » des signes et n’ont pas accordé à Jésus la confiance qu’Il attend. Croire suppose une adhésion de l’esprit et du cœur ; croire en Lui, Jésus, ce serait admettre qu’Il est l’Envoyé de Dieu.

            Dans « tous ceux que me donne le Père », Jésus ne compte pas que les apôtres, mais tous ceux qui sont prêts à écouter se Parole et à en vivre ; ceux-là viennent à Jésus qui les garde avec Lui, comme le Bon Pasteur.

            Quatre fois le mot « volonté » en quelques lignes. Jésus accomplit la volonté du Père, et c’est pour cela qu’Il est venu du Ciel. Que veut le Père ? « Que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » ; et ce sont en premier les apôtres et les disciples, ceux qui sont déjà à Lui « d’esprit et de cœur ». Jésus pense-t-Il à Judas ?

            «Celui qui voit le Fils et croit en lui » a déjà la vie éternelle. La foi en Jésus est mise comme condition pour « commencer » cette vie de Dieu sur la terre. Celui-là, Jésus promet de le ressusciter  au dernier jour. Croire, c’est anticiper la résurrection, « être fils de la Résurrection ».

            Croire est une grâce, un appel du Père, selon Saint Jean Chrysostome, et suppose une « âme bien disposée » qui acquiesce. Notons  la nécessité de notre volonté libre.

            « Ces expressions : « Tout ce que me donne mon Père, » prouvent que la foi en Jésus-Christ n'est point une chose ordinaire et facile, ni qui soit l'œuvre exclusive de notre volonté, elle demande en même temps une révélation supérieure et une âme sincèrement disposée à recevoir cette révélation. Il suit de là que ceux à qui le Père ne donne point cette grâce ne sont pas à l'abri de toute accusation, car nous avons aussi besoin de notre volonté pour croire. Notre-Seigneur condamne en même temps leur incrédulité, en montrant que celui qui ne croit point en lui, va contre la volonté de son Père. »

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.