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Méditation du 8 juin 2018
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Méditation du 8 juin 2018

SACRE-CŒUR     (Jean 19, 31-37)

            Nous sommes le vendredi après-midi. Jésus est mort, et Jean se souvient de ce geste cruel : pour hâter la fin des condamnés, on leur brise les jambes. Il faut achever la descente de croix avant le coucher du soleil. Le coup de lance atteint le cœur de Jésus; c’est une garantie pour les soldats. Mais Jean voit et mentionne ce qui, pour lui, prend immédiatement une valeur plus qu’humaine, mystique.

            « Il en sortit du sang et de l’eau ». Jean voit, et expliquera plus tard : c’est une attention de Jésus d’avoir donné ainsi sa vie pour que tous ceux qui croiront et viendront s’abreuver aux sources divines, à travers les sacrements, reçoivent la foi en Lui et le pardon de leurs péchés. C’est tout l’amour de Dieu qui se manifeste symboliquement pour les pécheurs que nous sommes. Jésus veut nous faire vivre de sa vie ; il la communique « sensiblement », comme un ultime témoignage d’amour.

            Le culte du Sacré-Cœur sera une découverte progressive dans l’Eglise. L’histoire a gardé mémoire de la ferveur des pionniers qui ont dû demander, réclamer l’institution d’une Fête spécifique du Sacré- Cœur. Les efforts des saintes Mechtilde  et Gertrude d’Helfta n’aboutiront que plus tard, avec les apparitions de Jésus à sainte Marguerite –Marie et le soutien qu’elle trouva auprès de plusieurs saints, à la création d’une solennité liturgique insérée dans le cours de l’année, comme une « fête du Seigneur ». par le pape Clément XIII en 1765, et fixée au vendredi qui suit la Fête du Corps et du Sang du Christ. La dévotion au Sacré-Cœur veut célébrer l’amour infini de Jésus pour les hommes, sous l’aspect de la miséricorde.

                        « Au cours des derniers siècles, par-delà le côté ouvert, c’est au cœur de Jésus Lui-même que devait s’attacher la contemplation des chrétiens, comme au symbole des « merveilles de l’amour de Dieu pour nous ».

            En contemplant le cœur du Christ, les uns peuvent entendre avant tout un appel à la réparation pour les péchés des hommes. D’autres viendront « puiser la joie aux sources vives du salut ». D’autres enfin, les « yeux fixés sur Jésus » se laisseront instruire par Lui pour apprendre à Le « reconnaître dans leurs frères » (Missel. Présentation de la Fête).

            « La prière de l’Eglise vénère et honore le Cœur de Jésus, comme elle invoque son très saint nom. Elle adore le Verbe incarné et son Cœur qui, par amour des hommes, s’est laissé transpercer par nos péchés. » (Catéchisme de l’Eglise catholique. N° 2669).

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