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Méditation du 8 juillet 2019
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Méditation du 8 juillet 2019

(Matthieu 9, 18-26)

            Ce « notable » est chef de synagogue et se nomme Jaïre, d’après Marc et Luc ; cette responsabilité le fait connaître. Comment a- t-il connu Jésus pour Lui demander un tel service ? En effet, selon Matthieu, la jeune fille est « morte à l’instant », alors que, selon Marc et Luc, elle est encore vivante. C’est au cours de ce déplacement vers la maison de Jaïre qu’une femme, souffrant d’hémorragies depuis douze ans, s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. En plus de la maladie, cette infirmité mettait la femme en état d’impureté légale, selon le Lévitique 15, 25.

            Les trois évangélistes soulignent  la réflexion personnelle de cette femme : elle n’a pas le droit de toucher qui que ce soit, mais elle est sûre que le vêtement de Jésus participe de sa sainteté et de sa puissance : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée ». Sans doute pense-t-elle d’abord à la santé : guérir d’une infirmité humiliante et inquiétante ! Jésus voit la foi de cette personne.  « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée. » Le récit de Matthieu s’en tient à l’essentiel ; Marc et Luc précisent le dialogue avec l’entourage et avec la femme.

            Selon Matthieu, la jeune fille est décédée quand le père arrive auprès de Lui alors que pour Marc et Luc, elle meurt pendant que Jésus guérit la femme de ses pertes de sang. Les joueurs de flûte ont entamé leurs lamentations bruyantes dans la maison de Jaïre. Quand Jésus intervient, Il demande le recueillement, mais on se moque de Lui quand Il annonce qu’elle n’est pas morte. Alors Jésus « relève » cette enfant, en voulant signaler sans doute qu’elle ne devait pas mourir avant qu’Il ne donne un « signe » de sa propre Résurrection.

             Jaïre croyait que Jésus pouvait sauver sa fille, et la femme atteinte d’hémorragies pensait que le moindre geste prouvait  sa foi. Les deux personnes sont non seulement guéries, mais sauvées. La foi en Jésus inclut l’espérance de notre résurrection.

            Symboliquement, on peut voir en cette enfant l’humanité moribonde et que Jésus vient remettre debout ; Jaïre peut représenter l’Ancien Testament qui se prolonge ou du moins subsiste encore dans sa pratique formelle, alors que Jésus vient « créer toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5).

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