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Méditation du 8 juillet 2018
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Méditation du 8 juillet 2018

(Marc 6, 1-6)

            « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » Paul ne joue pas sur les mots. Bien sûr, il veut dire que toute sa force lui vient de Dieu. Il expérimente sa faiblesse, comme nous, lorsque nous nous trouvons faibles et pécheurs, mais lui, à l’inverse de nous peut-être, compte sur Dieu plus que sur lui. Il en conclut que Dieu est la seule force fidèle comme un rocher sur lequel on peut s’appuyer. Il essaie d’imiter Jésus, faible dans sa Passion et humilié dans sa mort, mais vainqueur de toutes les déchéances humaines dans et par sa Résurrection. Il nous apprend à « passer » d’une vie purement humaine à une vie éclairée par la foi, ou, comme il le dira dans la Lettre aux Romains (6, 4).

            « Qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles ! – ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. » (Ez 2, 5). Vous voyez tout de suite la correspondance entre cette parole du prophète Ezéchiel et l’Evangile où Jésus est rejeté par les gens de Nazareth. Un prophète comme Ezéchiel venait demander la conversion du cœur, comme ses prédécesseurs et ses successeurs, jusqu’à Jean-Baptiste. « Qu’ils écoutent ou n’écoutent pas, toi, tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu ». Jésus est venu, et on l’a pris pour le fils du charpentier, avec une nuance de dédain social. Depuis Jésus, les saints dans l’Eglise sont venus tels des prophètes pour une cause évangélique : ont-ils été suivis ? Nous avons eu des papes charismatiques, tel évêque entraînant, tel prêtre témoin de Jésus dans son peuple…Avons-nous, sur leur appel, changé notre vie pour la rendre plus sainte ?

            Entre Capharnaüm et Nazareth, la distance peut se couvrir en deux jours, mais le souci de Marc consiste à observer ce qui se passe quand Jésus rencontre ses compatriotes à la synagogue. L’étonnement des gens de son village ne peut nous surprendre : les avis divers vont de l’incompréhension au mépris. Il y a une différence entre : « D’où cela lui vient-il ? », simple curiosité ou découverte d’un talent ignoré jusqu’à présent, et la nuance de mépris pour « le charpentier » métier qui ne demande pas une connaissance des Ecritures comme celle que révèle Jésus.

            Jésus a montré, devant ce qu’Il savait des pensées de ses compatriotes, qu’Il était « plus qu’un prophète », selon le mot que Lui-même disait de Jean-Baptiste (Luc 7, 26). Jésus n’est pas un prophète, Il est Dieu, et c’est Lui qui envoie les prophètes. N’oublions pas les premiers mots de la Lettre aux Hébreux 1, 1-2: « A bien des reprises,  et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. »

            Marc mentionne, en plus du « pays », la « parenté et la maison ». Cela équivaut à dire que les proches ne « croyaient pas en Lui ». Devant ce manque de confiance qu’Il « sent », Jésus « guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains ». Le pire consiste en ce que Marc a retenu : « Il s’étonna de leur manque de foi »

            Et nous ? Sommes-nous étonnés de notre manque de foi ? Ou, pis encore, trouvons-nous que nous répondons à ce que Dieu attend de nous, alors que l’Evangile nous apprend à demander à Dieu un approfondissement de notre foi ? Jamais notre foi ne sera assez profonde. Elle nous apprend à accorder non pas la première place à Dieu, ce qui serait déjà Le comparer à un plus petit ou à un plus grand, mais toute la place, et à nous situer, nous, par rapport à Lui ; et cela nous rend humbles, première marche de l’échelle qui conduit à Dieu.

            Même si nous ne sommes pas les compatriotes de Jésus, comme les habitants de Nazareth, c’est Lui, ce matin, qui vient nous demander une confiance absolue, qui n’est pas de l’ordre humain, une confiance entre amis sûrs l’un de l’autre, mais une confiance établie sur Celui qui a pu dire, et Lui seul : « Je suis la Vérité » (Jean 14, 6).

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