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Méditation du 8 février 2019
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Méditation du 8 février 2019

(Marc 6, 14-29)

(On retrouve le même texte le 29 août, jour où l’Eglise commémore le martyre de Jean-Baptiste)

                Hérode-Antipas, fils d’Hérode le Grand connaissait bien Jean-Baptiste : « il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. » En d’autres circonstances, Marc mettra en garde contre « le levain d’Hérode » (8, 15) : « Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » C’était une mise en garde contre la duplicité de ce prince.

            Voilà comment un prophète finit sa vie : en martyr ! A propos du verset 17, on sait (par Flavius Josèphe) que c’était plutôt Hérodiade qui en voulait à Jean. Elle avait quitté son mari, Philippe, fils d’Hérode, mais sans titre, alors qu’un autre Philippe était, selon Luc 3, 1 « tétrarque d’Iturée et de Trachonitide ». Ce Philippe (Boethos), écarté par son père de la succession royale en 5 avant J.C., avait laissé son épouse Hérodiade, et leur fille Salomé, pour partir à Rome vivre en simple particulier. C’est alors qu’Hérodiade avait rejoint Antipas et vivait avec sa fille chez lui. Hérodiade en voulait à Jean et cherchait à le faire mourir. La suite de l’histoire tragique s’explique mieux ainsi

            On sait la vénération de Jésus pour Jean-Baptiste et les éloges qu’Il lui adresse ; Marc s’en fait l’écho : « Juste et saint ». Dans le déroulement du drame, les responsabilités sont donc partagées, mais c’est à Dieu seul que revient le jugement. La réputation de la dynastie hérodienne tout entière n’est pas merveilleuse. Les Actes des Apôtres attribuent un meurtre à un autre descendant d’Hérode, Hérode-Agrippa 1° : selon Ac 12, 1-2. Il fit exécuter Jacques, le frère de Jean. Et Hérode-Agrippa II, dont les Actes des Apôtres parlent dans le procès de Saint Paul (Ch. 26), ne pouvait cacher qu’il vivait avec sa sœur Bérénice, avant que celle-ci ne rejoigne l’empereur Titus.

            Jean crie encore son message : « Préparez les chemins du Seigneur ! » Sa voix résonne encore, comme celle d’Abel, selon la Lettre aux Hébreux (11, 4) : « A cause de sa foi, bien qu’il soit mort, il parle encore… On peut faire taire une voix, mais la Parole de Dieu ne peut être enchaînée (2 Tm 2, 9).

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