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Méditation du 7 juin 2018
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Méditation du 7 juin 2018

(Marc 12, 28b-34)

            C’est bien beau de chercher à savoir « le premier de tous les commandements ». Jésus n’eût- Il pas préféré entendre dire comment ce scribe faisait pour l’observer ? Sa réponse, en précisant que le second lui est lié, a dû aussi surprendre cet homme. La reprise avec l’insistance sur le Dieu Unique exprime la recherche spirituelle de ce scribe : à force de recopier et d’expliquer l’Ecriture, il s’est rapproché de Dieu. Il mérite un compliment, et un encouragement à continuer sa recherche : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » N’aimerions-nous pas entendre Jésus nous dire de telles paroles ?

            Persuadons-nous qu’Il nous  redit à chaque instant de notre vie : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.  Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Nous le savons,  par l’évangéliste Jean, Jésus a fait de l’amour du prochain un ‘test personnel’ de notre amour de Dieu. « Celui qui dit : « Je Le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui. » (1 Jean 2, 4).


            Saint Augustin, dans son Traité sur la Trinité, 8, 12, demande « d’aimer Dieu pour lui-même, nous et le prochain pour Dieu. »

            « Celui qui n'aime pas son frère n'est pas dans l'amour, et celui qui n'est pas dans l'amour n'est pas en Dieu, car « Dieu est amour » (1Jn 4,8).

            En outre, celui qui n'est pas en Dieu n'est pas dans la lumière, car « Dieu est lumière, il n'y a pas de ténèbres en lui » (1Jn 1,5). Celui donc qui n'est pas dans la lumière, quoi d'étonnant qu'il ne voie pas la lumière, autrement dit, qu'il ne voie pas Dieu, puisqu'il est dans les ténèbres ? Il voit son frère d'une vue humaine, qui ne permet pas de voir Dieu. Mais si ce frère qu'il voit d'une vue humaine, il l'aimait d'un amour spirituel, il verrait Dieu qui est l'amour même, de cette vue intérieure qui permet de le voir...

            Qu'il ne soit plus question de savoir combien de charité nous devons à notre frère, combien à Dieu : incomparablement plus à Dieu qu'à nous, autant à nos frères qu'à nous-mêmes ; or nous nous aimons d'autant plus nous-mêmes que nous aimons Dieu davantage. C'est donc d'une seule et même charité que nous aimons Dieu et le prochain, mais nous aimons Dieu pour lui-même, nous et le prochain pour Dieu. »

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