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Méditation du 6 juillet 2018
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Méditation du 6 juillet 2018

(Matthieu 9, 9-13)

               Collecteur d’impôts ou douanier (comme le « site » de la frontière le suggère), au fond, peu importe ! C’est un publicain ; en tant que tel, il est « étiqueté » pécheur, du moins par les pharisiens qui  regardent de bien haut les « collecteurs d’impôts », comme le laisse entendre Luc 18, 9-14.

            Matthieu n’exprime aucun sentiment personnel, ni surprise ni gloriole, devant cet appel. Il accueille Jésus à sa table, comme Zachée dans l’Evangile de Luc 19, 1-10. Les deux récits se ressemblent d’ailleurs. C’est autour de la table que se noue l’action de ce petit drame : les pharisiens chuchotent, et sans doute assez fort pour que Jésus entende leur mécontentement. Ils s’en prennent à Lui, mais le disent aux disciples, en évitant de participer, bien sûr, à ce repas. Jésus entend, pour leur confusion dans l’immédiat, mais pour leur salut, s’ils acceptent son message de miséricorde.

            Ainsi Jésus révèle-t-Il sa mission ou du moins la partie la plus importante : « : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Eux aussi, les Pharisiens, ont besoin de savoir que Jésus vient dévoiler la miséricorde du Père, autrement dit son cœur. Il vient guérir, Lui le souverain « médecin ». Eux, les pharisiens, se jugent « bien portants », et n’ont donc pas besoin de Lui. Ils se suffisent à eux-mêmes, n’ont pas besoin d’être guéris, ils ont « les mains propres ».

            Voilà donc une scène caractéristique de l’Evangile et de son message : tout homme est pécheur et a besoin de la miséricorde de Dieu que Jésus vient exercer. Matthieu prend place dans les rangs des apôtres. Les Evangiles parlent d’un publicain, Matthieu, appelé par Jésus pour devenir l’un des Douze, mais nullement d’un pharisien. Jésus a « appelé ceux qu’Il voulait » (Marc 3, 13). La « leçon » était donnée et elle le reste pour tous ceux qui adhèrent à la Bonne Nouvelle.

            Récemment, le Pape François a exprimé le souhait que l’Eglise n’oublie pas qu’elle est un « hôpital de campagne » pour soigner les blessures des hommes. C’est vraiment dans la « droite ligne » de l’enseignement de Jésus et de sa pratique de la miséricorde. Jésus guérit et sauve ceux qui croient et acceptent de se convertir, en pratiquant eux-mêmes la miséricorde à l’égard de leurs frères.

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