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Méditation du 6 février 2019
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Méditation du 6 février 2019

(Marc 6, 1-6)

            Entre Capharnaüm et Nazareth, la distance peut se couvrir en deux jours, mais le souci de Marc consiste à observer ce qui se passe quand Jésus rencontre ses compatriotes à la synagogue. L’étonnement des gens de son village ne peut nous surprendre : les avis divers vont de l’incompréhension au mépris. Il y a une différence entre : « D’où cela lui vient-il ? », simple curiosité ou découverte d’un talent ignoré jusqu’à présent, et la nuance de mépris pour « le charpentier » métier qui ne demande pas une connaissance des Ecritures comme celle que révèle Jésus.

            Jésus a montré, devant ce qu’Il savait des pensées de ses compatriotes, qu’Il était « plus qu’un prophète », selon le mot que Lui-même disait de Jean-Baptiste (Luc 7, 26). Jésus n’est pas un prophète, Il est Dieu, et c’est Lui qui envoie les prophètes. N’oublions pas les premiers mots de la Lettre aux Hébreux 1, 1-2: « A bien des reprises,  et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. »

            Marc mentionne, en plus du « pays », la « parenté et la maison ». Cela équivaut à dire que les proches ne « croyaient pas en Lui ». Devant ce manque de confiance qu’Il « sent », Jésus « guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains ». Le pire consiste en ce que Marc a retenu : « Il s’étonna de leur manque de foi »


            L’orgueil des Nazaréens a suscité l’indignation de Saint Augustin ; il en tire une leçon d’humilité pour chaque croyant.

             « Comme le médecin, après avoir établi un diagnostic, traite le mal dans sa cause, toi, guéris la source du mal, guéris l'orgueil ; alors il n'y aura plus de mal en toi. Pour guérir ton orgueil le Fils de Dieu est descendu ; il s'est fait humble. Pourquoi t'enorgueillir ? Pour toi Dieu s'est fait humble. Tu rougirais peut-être d'imiter l'humilité d'un homme ; imite au moins l'humilité de Dieu. Le Fils de Dieu s'est fait humble ; il est venu dans l'homme. On t'ordonne, à toi, d'être humble ; on ne te demande pas de devenir une bête. Dieu, lui, s'est fait homme. Toi, homme, connais que tu es homme ; toute ton humilité consiste à te connaître. »

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