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Méditation du 6 avril 2019
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Méditation du 6 avril 2019

(Jean 7, 40-53)

            A quelle époque n’a-t-on pas été divisés à propos de Jésus ? Les qualificatifs de « Prophète » ou de « Christ » reflètent aussi ce qu’on attendait d’un « Messie » à venir… La connaissance des Ecritures n’allait pas de soi : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? Qui pouvait savoir à Jérusalem qu’étant né à Bethléem (selon les Ecritures, Mi 5, 1-3), Il avait habité Nazareth depuis son enfance ? Le Messie « devait » venir de Juda, de Bethléem, et non de Galilée.

            «  Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter… » Jean ne précise pas, mais on devine qu’il y a des adeptes du Pouvoir ou des « partisans de l’ordre » qui s’inquiètent de tout ce qui, dans le comportement de Jésus, trouble l’opinion ou menace la paix dans le pays. Ne va-t-on pas manier l’épouvantail d’une intervention des occupants romains ?

            Les réponses des gardes envoyés pour L’arrêter revêtent une importance considérable. Ces gens ont été subjugués par la « Parole de Jésus : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Tout disciple devrait se dire devant les paroles de Jésus : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. » (Jean 6, 63), et ajouter, à la suite de Jérémie 15, 16: « Quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom était invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l’univers. »

            Pour ces chefs des gardes, la référence normale consiste dans « les chefs du peuple et les pharisiens ». Leur opinion fait foi : « Y en a- t-il un seul qui ait cru en lui ? » Penser ou croire comme le chef ne sera jamais une garantie de réflexion personnelle. Et quand il n’y a plus de réflexion, le mépris des pauvres naïfs, le jugement de « supériorité » écrase les pauvres gens du peuple : « Cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Quand un chef traite son peuple de « racaille », il n’a plus de profonde autorité morale sur lui.

            C’est alors qu’intervient Nicodème dont Jean a relaté l’entretien nocturne avec Jésus (3, 2). Jean, d’ailleurs, n’avait pas reparlé de la conclusion de cette entrevue ; mais Nicodème, ici, alors que l’issue de la discussion semble tendue, défend Jésus « au nom de la Loi ». Les arguments sur l’origine des prophètes reviennent, mais ne semblent pas clore la séance qui se termine comme sur un « non-lieu ».

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