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Méditation du 5 juillet 2018
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Méditation du 5 juillet 2018

(Matthieu 9, 1-8)

            Marc (2, 1-12) et Luc (5, 17-26) ajoutent à cette scène le détail des porteurs qui hissent le paralytique sur la terrasse et  le descendent aux pieds de Jésus, car l’accès normal par la porte était devenu impossible, tant la foule était dense. Matthieu va à l’essentiel : à la place de la guérison attendue, Jésus remet les péchés. Cette parole a dû susciter l’étonnement de la foule, mais Matthieu signale que les scribes pensent « au blasphème ».

            Jésus révèle Qui Il est. Sa première parole est révélatrice, mais pas admise. Jean (10, 33) nous dira comment on reproche à Jésus de se prendre pour le Fils de Dieu, un peu comme ici : « Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »

            « Des pensées mauvaises ». C’est ainsi que Jésus qualifie leurs pensées. Comme Il ne se trompe pas, Il leur pose une question qui a dû les mettre dans l’embarras…puisqu’ils ne répondent pas. L’ordre qu’Il donne au paralytique coupe court à tous leurs raisonnements : le malade est guéri, et, obéissant à Jésus, « Il se leva et rentra dans sa maison ». On devine le dépit des scribes !

            Guérisseur et Sauveur : Jésus ne sépare pas les deux, mais Il commence par l’essentiel, ce qui signifie qu’Il peut le « plus » et le « moins ». Ses auditeurs ont-ils fait le rapprochement ? « Les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes ». Cette conclusion de l’évangéliste laisse entendre que les scribes, eux, n’entrent pas dans ce concert de louanges.

            L’exercice du pouvoir de guérison est à distinguer de celui de « remettre les péchés ». En rétablissant la santé d’un homme paralysé, Jésus donne la preuve qu’Il vient …remettre l’homme debout. Et pour bien montrer qu’il y a encore plus important, Il commence par la remise des péchés qui ne paralyse pas seulement l’homme, mais qui rompt la relation spirituelle normale avec Dieu, qui efface ou ternit l’effigie de Dieu inscrite en  l’homme dès la Création.

            Seule la foi permet à l’homme non seulement de voir cette « relation » mais de la sentir comme un besoin et un enrichissement qui pousse à l’action de grâce. Nos contemporains éprouvent-ils le « besoin » de cette relation ?

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