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Méditation du 4 août 2018
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Méditation du 4 août 2018

(Matthieu 14, 1-12)

            L’horreur qu’inspire ce récit nous dévoile le climat dans lequel Jean-Baptiste proclamait la vérité, et l’écho de la nouvelle de son assassinat. Nous ne connaissons ce récit que par les historiens du moment.

            Jésus nous a demandé de ne pas juger ; quelle que soit la gravité et la responsabilité, nous n’avons pas à juger ni Hérode- Antipas, ni même Hérodiade qui a commandité le crime. Mieux vaut admirer le courage dans la foi de Jean-Baptiste ! L’Eglise tout entière célèbre ce martyre le 29 août.

            (Selon Luc 3, 1, Philippe était « tétrarque d’Iturée et de Trachonitide », mais il y a ici une confusion. Il s’agit d’un autre Philippe)

            « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme ». Hérodiade était descendante d’Hérode le Grand par son père Aristobule, l’un des enfants qu’Hérode avait mis à mort, pour des raisons politiques. Elle était femme de Philippe, demi- frère d’Antipas, fils d’Hérode le Grand et de Marianne II. Ce Philippe n’avait aucun titre, ce qui ne satisfaisait pas l’ambition d’Hérodiade        

             Elle avait délaissé son mari pour venir vivre avec Antipas, « tétrarque de Galilée et de Pérée ». Elle avait une fille de son mariage avec Philippe, que Flavius Josèphe appelle Salomé, celle qui va obtenir la tête de Jean-Baptiste. Hérodiade en voulait à Jean-Baptiste qui avait dénoncé son adultère avec Antipas.

            « Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. » On sait aussi qu’Hérode craignait Jean-Baptiste et pourtant aimait l’entendre. « Il cherchait à le voir », dit Luc 9, 9. Et quand il Le verra, (Luc 23, 8-12) il se moquera de Lui.

            Ici, il n’a pas reculé derrière le meurtre, après un serment de complaisance « mondaine ». Avec Jean-Baptiste, Antipas n’a pas fait taire, comme il l’espérait, une grande voix. Depuis Caïn et Abel, les victimes innocentes crient et appellent « justice ». Ce n’est pas « l’Histoire » qui a jugé, mais Dieu. Jean-Baptiste ouvrait la route des « témoins » de la Vérité. Du vivant même de Jésus, la « voix » se taisait pour laisser place au Verbe de Dieu. C’est Lui qui accomplira « toute justice » et fera éclater la Vérité. La voix de Jean crie à qui veut l’entendre encore aujourd’hui la vérité, notamment sur la sainteté du mariage.

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