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Méditation du 3 août 2018
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Méditation du 3 août 2018

(Matthieu 13, 54-58)

            Faut-il donc se connaître moins qu’on ne se connaît dans les villages ? Jésus est « trop » connu à Nazareth : c’est l’enfant du voisinage, le « fils du charpentier », sa mère Marie et ses « frères » sont, eux aussi « bien connus », ses « sœurs » ne sont-elles pas toutes chez nous ? Bref, Il est de chez nous ; et cela inclut qu’Il n’a pas fait des études, par exemple à Jérusalem, auprès des « Maîtres », docteurs de la Loi et autres savants… par exemple Gamaliel…

            « D’où lui vient tout cela ? » - De Dieu, répondrons-nous ! Mais pour les Nazaréens, il n’était pas concevable qu’un habitant du village soit Fils de Dieu, ou même qu’il ait tant de qualités, qu’une vertu sorte de Lui et les guérissait tous, qu’Il dise tant et de si belles choses sur Dieu, qu’Il invite au pardon et au partage, en un mot qu’Il soit si saint…

            Cela dépasse les cadres de pensée admis dans ce peuple. Qui est-Il donc ? Lui, devant ce « manque de foi  ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là ». Car sans la foi, le miracle n’est pas possible, n’a aucun sens sinon d’être le signe d’un prestidigitateur. Matthieu parle de « pas beaucoup de miracles », alors que selon Marc (6, 1-6): « Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. » Selon Luc (4, 16-24), Jésus fait allusion à ce manque de foi, en citant l’exemple d’étrangers à la foi admirable, ce que ses compatriotes prennent très mal.

            La phrase de Jésus sur le prophète méprisé ou incompris dans sa patrie figure à peu près dans les mêmes termes dans les quatre Evangiles. Matthieu et Marc parlent de sa patrie et de sa maison : cela laisserait entendre que les proches et les cousins font partie de ces gens qui n’acceptent pas du tout ou pas facilement son témoignage. C’est sans doute ceux qui viendront un jour Le voir et qui diront qu’Il est hors de sens (Marc 3, 21. Jean 7, 5).

            Saint Jean, dans le prologue de son Evangile (1, 11) écrira : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. » Il ne s’agit donc plus seulement des « siens », ceux de Nazareth, proches parents ou amis d’enfance, mais de tout son peuple. Pourrait-on dire que ses disciples, aujourd’hui, Le reçoivent comme Il est, Fils de Dieu Sauveur ?

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