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Méditation du 27 Mai 2018
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Méditation du 27 Mai 2018

TRINITE                    (Matthieu 28, 16-20)

            La conclusion de l’Evangile selon Saint Matthieu comporte la seule mention explicite de la Trinité qui soit dans les quatre Evangiles. On devine tout de suite l’importance de cette vérité pour les Pères de l’Eglise (Saint Hilaire, Athanase, Basile et les deux Grégoire de Naziance et de Nysse) qui ont établi ce dogme au 4° siècle. D’après Saint Matthieu, ce sont donc les dernières paroles de Jésus à l’instant de son Ascension. Il envoie ses disciples prêcher ce qu’Il a Lui-même enseigné et, pour marquer l’adhésion de ceux qui admettent son message, le signe du baptême au nom de la Trinité. L’ultime parole consistera en une promesse d’assistance jusqu’à « la fin du monde ».

            Ces paroles dont nous avons été marqués au baptême s’accompagnent maintenant d’un signe, le signe de la croix. Frères et sœurs, je ne voudrais pas que vous voyiez ce que sont devenus ces gestes, comme je les vois, du chœur de l’église, notamment aux sépultures. Il est tracé de telle manière que ceux et celles qui le font ainsi ne peuvent pas être pris au sérieux dans leur témoignage de foi. Les incroyants ne peuvent pas penser que nous croyons si nous faisons aussi mal le signe initial de notre foi. Une réaction s’impose ; elle suppose une attention sur nos gestes que personne ne peut avoir à notre place. De grâce, frères et sœurs, ne prenez pas cette remarque pour un détail !

            Le signe de croix résume notre foi en Dieu : est-ce sérieux pour nous ? Comment pourrions-nous l’expliquer à nos petits enfants et aux adultes si nous le faisons mal ? Eux, les petits, nous regardent faire et nous imitent, bien sûr. Nous ne parlons plus de « détails » quand il s’agit de pédagogie ; l’exemple sera premier dans l’esprit d’un enfant. Peut-être faut-il dire ici que nous aurons de la peine à justifier notre conduite, si nous ne montrons pas notre sérieux dans l’expression de notre foi ? C’est donc élémentaire de commencer par un signe de croix bien fait, parce qu’il est le premier geste de la foi. Il est toujours temps de corriger ce que la routine, synonyme de mort, nous fait déprécier.

            Que pourrions-nous dire à ceux qui ne le savent pas sur « le Père, le Fils et l’Esprit Saint » ? Là, une réflexion s’impose sur notre « Credo » qu’il ne suffira jamais de répéter chaque dimanche sans en approfondir un beau jour le sens qui engage notre comportement. Que pourrions-nous expliquer sur chacune des trois personnes de la Trinité ? Nous ne savons leur existence et leur action concrète que par la Révélation biblique. Demandons-nous en ce jour ce que nous dirions de chacune des personnes à quiconque nous le demanderait ! C’est le fruit d’une conviction personnelle, à partir de ce que dit l’Eglise, qu’il importe de transmettre.

            Je reviens aux enfants. Si vous dites que Dieu est Père, pensons que lui va s’imaginer le Père des cieux à travers ce qu’il voit dans le comportement de son  propre père de la terre. Il ne peut pas plus, le pauvret. Plus tard, quand il aura su discerner que l’adulte et lui sont un mélange de bon grain et d’ivraie, alors il comprendra que le Père de Jésus-Christ est infiniment meilleur que tous les papas de la terre.

            Commencez la catéchèse sur le Fils, Jésus, non pas par les miracles : votre enfant prendra Jésus pour un prestidigitateur ; mais montrez-lui comment Il a été bon, riche en miséricorde, accueillant les enfants et les pécheurs, les étrangers et les exclus de la société. En un second temps, il découvrira les miracles et les mettra à leur juste place dans la pédagogie de Jésus.

            Et l’Esprit Saint ? Là, partons d’une comparaison comme Jésus l’a fait avec Nicodème. « Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » (Jean 3, 8). Donnez l’exemple de la Pentecôte (Actes 2) où ce Vent a soufflé si fort qu’il a transformé les apôtres et a permis à Pierre de convertir trois mille personnes d’un seul discours. Que ce même Esprit Saint vous éclaire et vous guide en toute votre vie ! AU NOM DU PERE…

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