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Méditation du 26 Mai 2018
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Méditation du 26 Mai 2018

(Marc 10, 13-16)

            Une page admirable et dont les conséquences multiples sollicitent les théologiens, les maîtres spirituels et tous les croyants. Les théologiens ont mené leurs recherches, notamment au sujet de l’Incarnation, sur Dieu humble comme un enfant ; qu’il suffise d’évoquer la page de Saint Paul (Ph 2, 6-11) qui montre l’abaissement du Fils de Dieu « semblable aux hommes », ou de rappeler les lignes de saint Irénée de Lyon sur le rapport entre Dieu et l’homme… Avec sainte Thérèse de Lisieux, on rejoint la « petite voie d’enfance spirituelle ». Dans la foi, l’enfant exprime l’humilité de Dieu, l’innocent à aider et à protéger, l’homme chéri de Dieu parce qu’il est faible mais déjà revêtu de toute sa dignité d’être appelé à la ressemblance avec Dieu et capable de devenir son fils.

            Jésus a mis l’accent sur « l’enfance spirituelle » : pour accéder au Royaume de Dieu, il faut L’accueillir comme les enfants, sans détours ou calculs, dans la simplicité déjà évoquée dans le psaume 130 : « Seigneur, je n'ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ;  je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ;  mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère. »


            Saint Bède le Vénérable invite à la docilité dont les enfants donnent l’exemple.

            « C'est-à-dire, si vous n'avez point l'innocence et la pureté de cœur d'un enfant, vous ne pourrez entrer dans le royaume de Dieu. Dans un autre sens, Notre-Seigneur nous commande de recevoir comme un enfant le royaume de Dieu, c'est-à-dire, la doctrine de l'Évangile. Voyez l'enfant qui apprend, il ne contredit pas l'enseignement de ses maîtres, il ne cherche ni raison ni discours pour leur résister, mais il reçoit avec docilité leurs leçons, et leur obéit avec respect. Ainsi devons-nous recevoir la parole de Dieu en lui obéissant avec simplicité et sans résistance. »


Saint Jean Chrysostome voyait dans ce baiser aux enfants un « signe de l'action de la puissance divine ».

            « Admirez comme il les embrasse pour les bénir; il semble dans sa bonté vouloir ramener jusque dans son sein sa créature qui s'en était séparée dès le commencement par sa chute; il impose les mains aux enfants, comme signe de l'action de la puissance divine. La coutume d'imposer les mains existait avant lui, mais jamais elle n'avait eu l'efficacité que le Sauveur lui communique. Car il était Dieu, mais comme homme, il se conformait aux actions extérieures en usage parmi les hommes. »

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