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Méditation du 26 avril 2018
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Méditation du 26 avril 2018

(Jean 13, 16-20)

            16 Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. 17 Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. 18 Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon. 19 Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.20 Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. 

                                                                       *

            Après avoir dit cette parole sur le serviteur qui n’est pas plus grand que son maître (ici, en Jean 13, 16), Jésus reviendra sur cette vérité et que les disciples doivent bien se mettre dans l’esprit ; ce sera en Jean 15, 20, avec l’annonce de persécutions.

            Saint Cyprien, qui devait être décapité en 258, écrivait ces lignes en sentant venir la persécution ; bien conscient qu’il n’y échapperait pas, il a offert sa vie comme le « serviteur » « pas plus grand que son maître »

            « La volonté de Dieu, c'est ce que le Christ a fait et enseigné : l'humilité dans la conduite, la fermeté dans la foi, la retenue dans les paroles, la justice dans les actions, la miséricorde dans les œuvres, la rectitude dans les mœurs ; être incapable de faire du mal, mais pouvoir le tolérer quand on en est victime ; garder la paix avec les frères ; chérir le Seigneur de tout son cœur ; aimer en lui le Père et craindre Dieu ; ne préférer absolument rien au Christ, car lui-même n'a rien préféré à nous ; s'attacher inébranlablement à son amour ; se tenir à sa croix avec force et confiance ; quand il faut lutter pour son nom et son honneur, montrer de la constance dans notre confession de foi ; montrer, sous la torture, cette confiance qui soutient notre combat et, dans la mort, cette persévérance qui nous obtient la couronne. C'est cela, vouloir être héritier avec le Christ. C'est cela, obéir au précepte de Dieu. C'est cela, accomplir la volonté du Père. »

                                                                        *

            « Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. » L’un des nombreux « Je suis » de l’Evangile de Jean ! Mais ici, un emploi « absolu » : « JE SUIS », et non pas : « Je suis la Lumière » ou « Je suis le chemin ». C’est donc ici l’existence de l’Etre, « à l’état pur », Celui qui « transcende » et le temps et l’espace et tout le créé.

            C’est Jésus Ressuscité, proclamé « Seigneur » après sa Résurrection, Dieu dont Jésus partage le pouvoir et l’essence même, Jésus reconnu comme Dieu, Maître de la Vie et de la mort, Dieu éternel et tout-puissant, tel que la liturgie chrétienne le nommera dès cette époque, et qui « demande » l’acte de foi à la suite de Jean (« Il vit et il crut. » Jean 20, 8) et de Thomas (« Mon Seigneur et mon Dieu »Jean 20, 28).

Commentaires

  1. Véronique Belen
    le 26/04/2018 à 20h50

    Merci pour ce commentaire, j'aime infiniment la citation de saint Cyprien, que je ne connaissais pas. Permettez-moi de vous partager ma petite méditation du jour sur ce même évangile. Bien cordialement, Jésus était charpentier. Pierre était pêcheur. Les autres disciples n’étaient pas plus en vue dans la société de cette époque. D’où vient que l’Eglise de ce siècle-ci a oublié qu’ « un serviteur n’est pas plus grand que son maître » ? A qui l’Eglise d’aujourd’hui accorde-t-elle quelque crédit quand il s’agit de parler des choses de Dieu, de comprendre sa Parole, de discerner ce qui vient, ou non, de l’Esprit Saint ? Je la trouve obnubilée par les diplômes de théologie, la formation au droit canon, la maîtrise du catéchisme… Un prêtre pourra se targuer d’une dizaine d’années d’études, et dès qu’un(e) fidèle catholique fait preuve d’un tant soit peu d’intelligence et d’implication dans une paroisse, on va l’encourager à suivre une formation en université, un cycle catéchétique… Autant dire que parallèlement, la personne qui se présente dépourvue de formation diplômante en théologie sera écartée poliment de tout débat ecclésial et considérée comme incompétente dans le domaine du discernement spirituel. On emploie souvent le terme de moyenâgeux pour qualifier ce qui est totalement obscurantiste. Il n’empêche que dans quelques jours, nous allons fêter sainte Catherine de Sienne, une illettrée du XIVe siècle qui a eu une influence tout à fait considérable sur l’Eglise de son époque. Là, à la fin du Moyen-Age, l’Eglise a accordé crédit à une pauvre fille qu’on cantonnerait de nos jours à repasser les nappes de l’autel. Aucun diplôme, aucune chance d’être entendue. On oublie que les chemins de Dieu ne sont pas les chemins des hommes, et qu’Il a toujours préféré les sans grade aux sages et aux intelligents à la manière du monde. Or, les clercs d’aujourd’hui ne sont-ils pas tous de ceux-là ? A qui l’Eglise confie-t-elle le discernement des esprits et des vocations, sinon à des surdiplômés ? Depuis quand l’Esprit Saint dépend-il d’un diplôme ? Il y aurait tant et tant à dire sur les défauts de discernement de l’Eglise catholique d’aujourd’hui ! Mais présentez-vous comme une simple paroissienne qui n’a jamais franchi la porte d’une faculté de théologie, et on ricanera de vos prétendus charismes derrière votre dos, en priant simplement pour que vous vous résolviez enfin à catéchiser les petits enfants ou à participer au nettoyage de l’église paroissiale…

  2. Guignard Jean-francois
    le 28/04/2018 à 00h41

    Chère madame, j’ai lu avec attention votre commentaire (copier /coller de votre blog) et je vous dis qu’il n’y a pas de petit services de paroisse. Je sens dans votre écrit beaucoup de solitude, et je vous dis, sortez de votre ordinateur, allez sur le terrain, donner de votre temps pour les membres de votre paroisse (Évêque, Prêtres, Religieuses, Diacres, Séminaristes, Malades, Personnes âgées, Catéchumènes, Pauvres, Petits enfants à catéchiser,...) et sans avoir franchis les portes d’une faculté de théologie, on ne ricanera plus derrière votre dos et on bénira votre charisme !

  3. Véronique Belen
    le 02/05/2018 à 23h01

    Bonjour Monsieur, vous préjugez bien vite de ma vie pour me donner ce genre de conseil abscons ! Je donne 50 heures de mes semaines pour éduquer de jeunes enfants, et croyez-moi, en y ajoutant toutes les tâches domestiques qui incombent à une mère de famille, il ne reste plus beaucoup de temps pour servir des gens que l'on sert d'ailleurs de toutes parts, ce qui n'est pas mon cas. Comme toujours, on présuppose qu'une femme présente régulière en paroisse est avant tout destinée à rendre de menus services, mais quand à donner son avis sur les orientations ecclésiales dont elles sont les premières à pâtir, les clercs continuent à se croire propriétaires de l'Esprit de discernement.

  4. Guignard Jean-francois
    le 04/05/2018 à 23h20

    Chère Madame, pour ma part, je laisse les orientations ecclésiales aux autorités de l'Eglise, et en premier lieu au pape, descendant de Saint Pierre, et "porte parole" de notre Seigneur et de l'Esprit Saint. Je continue à penser qu'il n'y a pas de "menus services", que ce soit pour un homme ou pour une femme, lors qu'il s'agit de faire le bien autour de soi. J'ai lu avec beaucoup d’émotion votre "Histoire d’une foi", et je n'y ai trouvé que plein d'espoirs face aux grandes difficultés de la vie. Je conclurais par la dernière phrase de votre livre : « Ne rien préférer à l’amour du Christ » Saint Benoît de Nursie

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