Logo Paroisse Notre Dame de la Plaine - Luçon

Méditation du 24 mars 2019
Bible meditations © viechretienne.fr

Méditation du 24 mars 2019

(Luc 13, 1-9)

            Jésus appelle à la conversion quand Il entend parler de morts pour des raisons qui ne dépendaient pas des victimes. Que peut-on faire contre une colère  de gouverneur ou la chute d’un vieux bâtiment ? Au lieu de parler de « fatalité » - ce qui n’avance à rien – ou de crier vengeance – ce qui ne fait que lancer la spirale de la violence -, l’appel à la conversion pour ceux qui survivent et déplorent les faits est le seul acte de salut possible. Les événements imprévisibles aujourd’hui encore conduisent-ils à la conversion ? Et pourtant, Jésus l’a enseignée après ces deux faits.

            Ces faits ne sont pas établis ; l’Histoire n’en a pas gardé de traces. Il arrive encore que des bâtiments vétustes s’effondrent ou qu’il y ait des victimes innocentes dans les attentats. Peut-on dire que ces événements appellent les survivants à la conversion ?

            Matthieu parle de la parabole du figuier desséché (21, 18-22). Luc préfère tourner la parabole dans un sens de patience et d’avertissement. Aussi n’est-il pas pour rien qu’il la donne après un appel circonstancié à la conversion, car Dieu est patient comme un père  qui préfère laisser mûrir la réflexion chez ses enfants plutôt que de les punir dans un mouvement de colère inefficace et peu pédagogique. A noter que le vigneron est encore plus patient que le maître. Mais la patience a ses limites ; si elle est prise pour une faiblesse, elle n’épargnera pas le châtiment final.

            Méditant sur cette page de miséricorde, Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien, reconnaissait son péché et implorait la miséricorde du Seigneur. Il s’appuie sur l’exemple de Pierre dont la foi est restée solide.

            « Ô Fils de Dieu, t'ai-je foulé aux pieds en te reniant ? Pourtant je ne peux pas dire que Pierre, en te reniant, t'a foulé aux pieds, lui qui t'aimait si ardemment, même s'il t'a renié une première fois, une deuxième et une troisième fois... À moi aussi Satan a parfois réclamé ma foi pour la passer au crible comme du froment ; mais ta prière est descendue jusqu'à moi, de sorte que ma foi n'a jamais failli (Lc 22,31-32), elle ne t'a pas abandonné... Tu sais combien j'ai toujours voulu adhérer à la foi en toi ; toi donc, garde- moi dans cette volonté jusqu'au bout.

            Toujours j'ai cru en toi..., toujours je t'ai aimé, même quand j'ai péché contre toi. Mes péchés, je les regrette, et à en mourir. Mais de mon amour, je n'ai aucun regret, sinon de ne pas t'avoir aimé autant que je l'aurais dû. »

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.