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Méditation du 24 mai 2019
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Méditation du 24 mai 2019

(Jean 15, 12-17)

            Le commandement du Seigneur s’impose à tous et toujours ; c’est un Absolu, car on a toujours à aimer. C’est Lui qui donne la grâce d’aimer en toutes circonstances ; cela suppose beaucoup d’humilité et la volonté de faire passer l’avis des autres avant le sien. Aimer peut paraître au-dessus des forces, surtout quand il faut pardonner. Alors, sans la prière qui fait voir l’autre sous un jour nouveau – celui du frère – cela paraît impossible.

            Pour que le Seigneur nous appelle vraiment ses « amis », à qui Il veut révéler les secrets du Père, il importe de L’aimer, Lui et ses frères, comme Il nous a aimés, c’est-à-dire sans limites, jusqu’à donner sa vie, comme Lui, pour le salut des autres. S’Il nous a « choisis » (au sens du Prologue de la Lettre aux Ephésiens, 1, 3+14), c’est pour L’aimer et ne trouver que là notre bonheur.

            Il n’y a pas d’amour vrai sans « empathie » : mot à mot en portant la souffrance des autres et tout ce qui fait leur vie, joies et peines. Dans l’encyclique « Spe salvi », (2007), Benoît XVI a exhorté les chrétiens à  découvrir l’abnégation  et la « prise en charge de l’autre »

            « La capacité d'accepter la souffrance par amour du bien, de la vérité et de la justice est constitutive de la mesure de l'humanité, parce que si, en définitive, mon bien-être personnel, mon intégrité sont plus importants que la vérité et la justice, alors la domination du plus fort l'emporte ;  alors règnent la violence et le mensonge...

            Souffrir avec l'autre, pour les autres ; souffrir par amour de la vérité et de la justice, souffrir à cause de l'amour et pour devenir une personne qui aime vraiment — ce sont des éléments fondamentaux d'humanité ; leur abandon détruirait l'homme lui-même. Mais encore une fois surgit la question : en sommes-nous capables ? ... À la foi chrétienne, dans l'histoire de l'humanité, revient justement ce mérite d'avoir suscité dans l'homme d'une manière nouvelle et à une profondeur nouvelle la capacité de souffrir de la sorte, qui est décisive pour son humanité. La foi chrétienne nous a montré que vérité, justice, amour ne sont pas simplement des idéaux, mais des réalités de très grande densité. Elle nous a montré en effet que Dieu — la Vérité et l'Amour en personne — a voulu souffrir pour nous et avec nous. »

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