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Méditation du 22 mai 2019
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Méditation du 22 mai 2019

(Jean 15, 1-8)

            Jésus ressuscité se montre à nous, comme à Thomas, Madeleine et les autres disciples. Il se montre à nous sous les titres qui Le définissent, récemment, le Bon Pasteur, et aujourd’hui dans une allégorie : la Vigne.

            Qu’est-ce qu’une allégorie ? Une comparaison, ou si l’on veut, une métaphore dont les détails s’appliquent complètement ou presque au modèle et à l’objet comparé. L’auteur veut signifier ici que Jésus est l’unique voie de la Révélation. Il est la Vigne qui transmet la Vie divine à ses disciples, comme le cep transmet la vie aux sarments. La sève devient la vie qui irrigue le tronc de départ et s’en va porter du fruit sur les sarments. L’un et l’autre sont nécessaires pour que la Vie de Dieu porte du fruit dans les sarments que sont les disciples. Jésus est le Cep qui tient sa vie du sol divin où Il est enraciné, et Il la communique aux sarments dont les raisins sont les fruits admirables et savoureux. L’auteur a dû méditer aussi que Jésus s’est Lui-même comparé au Vin, dans les Noces de Cana,  gardé pour la fin, meilleur que l’eau de l’Ancien Testament, gardé par le Père  pour la révélation totale de son Amour savoureux.

            Jésus est donc la Vigne. Ce thème n’est pas nouveau. Isaïe avait parlé de la Vigne d’Israël, plan choyé par Dieu qui attendait de sa Vigne un fruit savoureux mais celle-ci n’avait donné qu’un fruit détestable. Quand Jésus reprend cette comparaison, Il lui donne une tout autre allure : ici, il s’agit pour les sarments de rester unis étroitement au Cep sous peine d’être coupés et jetés au feu. Jésus en fait plus qu’une comparaison : si le disciple n’est pas relié à Dieu, il ne peut porter aucun fruit, il est mort.

                        « Porter du fruit, signifie donc, pour Jean, adhérer pleinement à Jésus dans la foi et l’amour, dans une attitude de conversion permanente, c’est-à-dire d’un amour plus intense, qui soit signe pour le monde », dit un exégète contemporain.

            Pour nous, la leçon spirituelle est claire et l’invitation à approfondir notre union à Dieu au fil des jours évidente. Ce dimanche nous presse de « demeurer » en Jésus. Voyez dans ce texte son insistance. Sommes- nous prêts, comme Pierre à lui dire : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jean 6, 68)

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