Logo Paroisse Notre Dame de la Plaine - Luçon

Méditation du 21 mars 2019
Bible meditations © viechretienne.fr

Méditation du 21 mars 2019

(Luc 16, 19-31)

            Lazare a un nom, et le « riche » n’en a pas : par ce simple détail, Luc montre le renversement des valeurs ; la suite des éléments de cette parabole crée un tel contraste qu’on opte d’emblée pour la conviction finale : ils n’écouteront pas plus Jésus, revenu de chez les morts et donc fils de Dieu, qu’ils n’ont écouté Moïse et les prophètes qui avaient, tous, explicitement invité au partage.

            On retrouve dans cette parabole le réalisme de l’écrivain Luc. La possibilité est offerte de changer tout au long de sa vie, mais la mort fixe un état irréversible dans lequel on s’est engagé pendant la vie sur terre. Ce que nous aurons fait de beau s’inscrit dans l’éternité, devient éternel en Dieu, disait Benoît XVI qui avait sans doute présente à l’esprit cette parabole au moment où il écrivait ces lignes.

            Comme sur un tableau en deux colonnes, le riche et le pauvre notent ce qui les guide ; on avance sous les yeux d’Abraham qui représente Dieu. Au ciel, le riche comprend trop tard, quand il semble mû par la charité envers ses cinq frères, qu’il aurait dû partager sur terre, aux invitations pressantes de Moïse et des prophètes qui ont relayé sa Loi. Sur la terre, le riche a tout eu pour comprendre, mais il a fermé son cœur.

            L’enseignement de Jésus prolonge celui de Moïse et des prophètes ; le fait qu’Il soit revenu de chez les morts ne convaincrait pas plus le riche, qui ne s’est pas soucié d’écouter Moïse ni les prophètes. Il en serait de même pour ses frères : « Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent »

            On voit bien que Luc écrit après la Résurrection de Jésus : « Quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts ». Le « prestige » que donnerait à un homme d’avoir vaincu la mort ne suffirait pas pour Le rendre plus crédible : c’est une satire de ceux qui ne croiraient ni en Moïse, ni aux prophètes, ni à Jésus Ressuscité, et donc devenu « témoin » encore plus crédible.

            La leçon n’est pas seulement morale. La vie sur terre est donnée pour être remplie d’un amour du prochain, gage de la vie éternelle. La grande « nouveauté » est La Résurrection de Jésus qui Lui confère une autorité,  dans le domaine de l’amour de Dieu et du prochain, bien plus grande que celle de Moïse et des prophètes.

            Dieu se servira à notre égard de la miséricorde dont nous aurons fait preuve pour nos frères.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.