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Méditation du 20 septembre 2018
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Méditation du 20 septembre 2018

(Luc 7, 36-50)

            En paraboles et en actes, Jésus révèle son cœur et sa « mission ». La scène n’est racontée que par Luc qui a peut-être emprunté à un texte  de Matthieu (26, 6-13), l’onction de Béthanie, tel ou tel détail. Deux actions différentes mais qui se combinent : c’est à propos de la pécheresse et de ce qu’elle fait que Jésus, par une parabole, peut donner à un pharisien une leçon d’humilité ; le pardon qui vient en conclusion comporte un exemple de miséricorde dont les pharisiens ignoraient la pratique.

             Sommes-nous tentés de savoir le nom de cette pécheresse ? La Bible de Jérusalem dit qu’il ne faut pas penser à Marie, sœur de Marthe et de Lazare, ni à Marie de Magdala. Le récit est assez net pour penser qu’il s’agit d’une personne qui vient implorer le pardon en multipliant les gestes pour attirer la bienveillance de Jésus. Ces gestes vont fournir précisément à Jésus de quoi construire sa parabole.

            Comme toujours, elle s’adresse à celui qui pose une question sans se demander si lui-même n’a pas besoin de changer son attitude. Quand Jésus pose à Simon le pharisien la question sur celui qui devra montrer plus de reconnaissance, celui-ci répond avec bon sens, mais sans se demander s’il s’agit de lui-même. Jésus manie la parabole avec un grand art ; on comprend dès lors la remarque de l’évangéliste Marc 4, 33-34 : « Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. » Ici, la parabole est évidente, et Simon ne s’est pas douté que Jésus lui donnait la leçon.

            Le verset 47 pourrait montrer à Simon Qui est Jésus, quand Il remet les péchés de cette femme,  « puisqu’elle a montré beaucoup d’amour ». La « leçon » s’élargit : l’amour de cette femme attire la miséricorde de Jésus pour la pécheresse, alors que Simon reste confondu sans que Jésus l’ait « condamné ».

            Jésus est pris à partie par les « convives », en majorité pharisiens probablement. Leur indignation devant Jésus qui pardonne rappelle celle des témoins de la guérison du paralytique, en Marc 2,1-12. Le dernier mot explique tout : « Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » C’est l’amour qui importe dans la relation avec Dieu.

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