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Méditation du 2 juillet 2018
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Méditation du 2 juillet 2018

(Matthieu 8, 18-22)

            Qu’appelle-t-on « l’autre rive » ? Géographiquement, c’est la rive orientale du Lac, où l’accès devait être plus facile par mer que par terre. La formule désigne aussi un autre style de vie, changement de climat psychologique ou spirituel ; elle peut aussi signifier le passage vers la vie éternelle, « la rive du Ciel ».

            Devant la déclaration abrupte de ce scribe, qui ne donne aucune explication pour son offre apparemment très généreuse, Jésus oppose, comme première condition, le détachement de tout confort. Alors que les renards s’abritent dans leurs terriers, et les oiseaux dans leurs nids, Jésus, Lui, maître de toute la création, n’a pas d’endroit où reposer la tête. Cette phrase laisse entendre que Jésus a souvent dormi « à la belle étoile », comme on dit. Tous comprennent que le zèle pour le Royaume de Dieu Lui tient lieu de tout. N’a- t-Il pas dormi même dans la barque (Marc 4, 38) ?

            L’autre disciple, celui qui demande d’aller d’abord enterrer son père a dû être surpris par la réponse de Jésus qui souligne l’urgence d’aller enseigner le Royaume. Il n’est pas dit que Jésus l’appelait, mais l’évangéliste Luc 9, 59-62 dit que la question est posée par Jésus et que l’interlocuteur présente ses excuses pour une raison qui semble valable. Le même zèle explique et le refus de tout confort et l’urgence du Royaume.


            Au-delà de la sépulture du père, les soucis attachés à cette circonstance peuvent prolonger le délai pour la disponibilité du disciple. Saint Jean Chrysostome pense que « l'affaire de nos intérêts éternels » exige « toute l'ardeur possible, sans le plus léger retard » du disciple.

            « Gardons-nous de croire que le Sauveur nous commande de refuser à nos parents l'honneur qui leur est dû ; il nous apprend à ne rien voir de plus nécessaire que l'affaire de nos intérêts éternels, à nous y appliquer avec toute l'ardeur possible, sans le plus léger retard, quelque inévitables, quelque irrésistibles que soient les attachements qui nous retiennent. Car quoi de plus nécessaire, et aussi quoi de plus facile que d'ensevelir son père ? L'accomplissement de ce devoir ne demandait pas grand temps. Par là encore le Seigneur a voulu nous arracher à une multitude de maux, à la douleur, à l'affliction, et à tout ce qui accompagne de semblables accidents. Après les funérailles, en effet, seraient venus les débats sur le testament, le partage de la succession, et ces agitations successives auraient pu l'éloigner considérablement de la vérité. »

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