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Méditation du 19 mars 2019
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Méditation du 19 mars 2019

(Luc 41-51a)

            Tout bon croyant juif se faisait un devoir de monter à Jérusalem célébrer la Pâque. Jésus a douze ans, et tout adolescent commence à cet âge sa participation à la vie religieuse adulte. Que Jésus obéisse à cette consigne religieuse semble donc tout normal. L’incident du séjour au Temple alors que la caravane est partie pour la Galilée suppose que Marie et Joseph ont pensé que Jésus était l’un « avec les hommes » et l’autre « avec les femmes ». Au soir, au bivouac, surprise, déconvenue et inquiétude : Jésus n’est pas là ni avec les hommes ni avec les femmes. De suppositions en recherches parmi leurs parents et connaissances, l’angoisse grandit. « Trois jours »… comme au tombeau !

            Nous devinons les questions posées à tous les amis ou aux parents de jeunes adolescents. Peut-être sommes- nous étonnés ou surpris de constater que les parents, Marie et Joseph, n’aient pas eu l’idée de s’adresser au Temple. Mais qui « habite » au temple ? Les réunions qui s’y tiennent ne peuvent rassurer, car il n’est pas question de subsistance au temple. Ils y arrivent pourtant comme au dernier lieu où on le chercherait.

            « Assis au milieu des docteurs de la Loi ». Comment cet enfant a- t-il été admis dans cette docte assemblée ? Il ne fait pas qu’écouter, il participe à la conversation, au point que tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses ». Jésus révèle déjà, même si ce n’est pas habituel, le « savoir divin » qui a instruit jadis les prophètes.

            La question de Marie est celle de toutes les mères devant l’attitude de Jésus, inspirée par une certaine incompréhension : l’adolescent, après ce pèlerinage, dira tout ce qui l’a guidé dans son comportement : « Il me faut être chez mon Père ». Il n’a donc pas estimé déplacée cette manière de révéler sa mission, mais Il a « rectifié » la parole de Marie : « Ton père et moi… » En affirmant : « Chez mon Père… », Il ne permettait plus aucune équivoque. C’est Dieu son Père, et non pas Joseph, comme continueront de le penser les habitants de Nazareth, selon Luc 4, 22.

            « Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait », note Luc. Est-ce l’objet d’une conversation ultérieure qui lui permet de dire ce que Marie a ressenti à ce moment et qui se serait éclairci par la suite, au fil des événements qui lui ont paru aller dans le même sens ? Luc n’explique pas ; il termine ce récit par une phrase de transition, mais non sans rappeler que Marie méditait le sens de ces événements. C’est dans la prière et l’écoute permanente de la Parole qu’elle entrera dans le mystère de son Fils.

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