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Méditation du 19 août 2019
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Méditation du 19 août 2019

(Matthieu 19, 16-22)

            Marc (10, 17-22) et Luc (18, 15-17) racontent le même épisode avec des détails qui varient ; on sait que Marc a introduit le regard profond de Jésus dans le cœur de ce jeune homme. L’appel qui s’ensuit s’explique d’autant mieux, car Jésus voyait en lui « l’étoffe » d’un apôtre.

            L’occasion s’offre à Jésus, sur une question qui révèle un désir de vie spirituelle profond, de souligner, une fois de plus, les commandements, déjà inscrits dans le Livre de l’Exode 20, 12-16, : «  Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain », et le Lévitique 19, 18 c : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

            Jésus indique à ce jeune, déjà en bonne route, un « absolu » : « Si tu veux être parfait ». Pour être tout à Jésus, les biens sont à laisser, pour aider les plus pauvres et libérer son esprit et son cœur de tout ce que comporte leur gestion. C’est une condition pour « suivre Jésus ». L’histoire de l’Eglise illustrera abondamment cet abandon des biens pour la recherche de Dieu « exclusive ». Chaque adulte chrétien expérimente à quel point il est plus difficile de se laisser soi-même que de quitter ses biens.

            Pauvre parmi les pauvres, sainte Teresa de Calcutta voyait en Jésus le riche qui s’est fait pauvre.

            « Les richesses, qu'elles soient matérielles ou spirituelles, peuvent nous asphyxier si on n'en a pas un juste usage. Car Dieu lui-même ne peut rien placer dans un cœur déjà plein à craquer. Un jour ou l'autre, inévitablement, il en ressort un appétit d'argent et une avidité de tout ce que l'argent peut procurer — la recherche du superflu, du luxe pour ce qui est de se nourrir, se vêtir ou s'amuser. Les besoins vont alors croissant, une chose appelant l'autre. Mais au terme on trouve un sentiment incontrôlable d'insatisfaction. Demeurons aussi vides que possible afin que Dieu puisse nous remplir.

            Notre Seigneur en est un vivant exemple : dès le premier jour de son existence humaine, il a connu une pauvreté dont aucun être humain ne fera jamais l'expérience car,  « étant riche, il se rendit lui-même pauvre » (2Co 8,9). »

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