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Méditation du 18 mars 2019
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Méditation du 18 mars 2019

(Luc 6, 36-38)

            Le verset 36 a inspiré le Pape François pour l’Année de la Miséricorde : le document officiel qui ouvrait cette année (« bulle d’indiction, 11 avril 2015») constituait la base scripturaire et devenait un guide spirituel  pour cette année : « La miséricorde c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre », écrivait le Pape.

            Jésus, en présentant le Père comme « miséricordieux », annonce d’emblée qu’il n’y a pas de limite à la miséricorde. Saint Paul, avant les Evangiles, avait écrit aux Ephésiens (2, 4) en citant Ex 34, 6+ que Dieu était « riche en miséricorde ». Richesse inégalable par les hommes !

            La miséricorde fait partie des « Béatitudes » (Matthieu 5, 7) ; Luc, qui ne la met pas explicitement au rang des Béatitudes, lui consacre ces trois versets pour une réflexion détaillée. Tout son Evangile sera dominé par la « miséricorde », comme une « définition » de Dieu ou son « attribut » principal. Les personnages qu’il met en scène incarnent la miséricorde, que ce soit « le Bon Samaritain » ou le « Père » du prodigue.

            Un volet négatif, d’abord : « Ne jugez pas ». Jésus sait bien cette tendance à juger qui est comme inhérente à notre esprit…Pourquoi vouloir toujours « comparer », « juger »…comme si notre point de vue (que l’autre ne connaîtra peut-être jamais !) importait pour la vie du monde ! A chacun de découvrir que le silence, en bien des cas, est préférable. Comment enlever la part dépréciative presque inévitable de nos jugements ? Pourquoi vouloir que sa façon de penser soit la meilleure ? A la limite, c’est se prendre pour « centre » ou pour « modèle »…

            Luc emploie une image de la mesure, celle de la vie ménagère : céréale, blé, sel. La miséricorde doit compenser « largement » l’offense : une mesure tassée, débordante. C’est ainsi que Dieu fera avec nous, « comme nous aurons fait » avec nos frères. Il est donc temps de demander pardon à ceux que l’on a offensés et de pardonner aussi largement, et toujours, selon le mot de Jésus à Pierre, « soixante-dix fois sept fois » (Matthieu 18, 22).

            Si nous voulons compter sur la miséricorde de Dieu, « à notre tour, débordons de miséricorde » !

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