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Méditation du 18 août 2019
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Méditation du 18 août 2019

(Luc 12, 49-53)

            Quel est ce feu ? Celui de l’Esprit Saint, celui qui s’allumera sur la Croix et embrasera les cœurs celui de l’amour fou de Jésus qui « prendra » aux cœurs de ceux qui sont persuadés qu’il y a encore plus que l’amour éprouvé par l’homme pour une cause philosophique quelconque et qui, multipliant une vie, ne peut être que divin dans sa source, suscitant la sainteté, et parfois jusqu’au témoignage suprême du martyre. Les exemples se sont succédé dans l’Eglise.

            Bien sûr, Jésus annonce ici sa Passion, comme Il parlera de « baptême » à Jacques et Jean qui Lui demanderont « les premières places » (Marc 10, 38). Ce « baptême » sera de sang et de feu, car Jésus restera le modèle insurpassable de Celui qui donne sa vie pour ses amis, selon son mot même en Jean 15, 13. Son amour est un feu dévorant ; il a embrasé le monde, non sans extirper toute violence ni toute haine. L’Eglise, au cours des siècles, a célébré cet amour, notamment par le culte du Sacré-Cœur.

            Jésus sait aussi ce que le vieillard Syméon avait annoncé à sa mère (Luc 2, 33-35) : Il serait au point de départ de divisions familiales à cause de la foi en Lui.

            Saint Bède le Vénérable a expliqué cette « angoisse » de Jésus.

            « Quelques manuscrits portent: Combien je suis dans l'angoisse, c'est-à-dire dans la tristesse. Notre-Seigneur n'avait rien en lui qui pût l'attrister, mais il s'attristait de nos misères, et cette tristesse qu'il montrait aux approches de sa mort, ne venait point de la crainte qu'il avait de mourir, mais du retard même de l'œuvre de notre rédemption.

            En effet, puisqu'il était dans l'angoisse jusqu'à l'accomplissement de sa passion, il devait l'envisager sans inquiétude et sans trouble, et s'il manifeste quelque frayeur, elle ne vient point de la crainte de la mort, mais d'un sentiment naturel à la faiblesse humaine, car dès lors qu'il s'est revêtu d'un corps semblable au nôtre, il a dû prendre sur lui toutes les infirmités du corps, la faim, l'anxiété, la tristesse; mais la divinité reste immuable au milieu de ces affections.

            Il nous montre encore par ces paroles, que dans le combat qu'il eut à soutenir au temps de sa passion, la mort du corps mit un terme à ses angoisses, et ne fut point pour lui la cause d'un redoublement de douleur. »

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