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Méditation du 17 avril 2019
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Méditation du 17 avril 2019

(Matthieu 26, 14-25)

            Ce dialogue entre Jésus et Judas nous fait frémir. Jésus nous invite toujours au repentir après nos fautes comparables elles aussi à une trahison. Tous, nous nous demandons comment Judas a pu en arriver à livrer Jésus, après L’avoir connu de si près pendant trois ans. Dans ses Catéchèses sur les apôtres, Benoît XVI a voulu éclairer le peuple chrétien sur les hypothèses les plus probables.

                « Pourquoi Judas a- t-il trahi Jésus ? La question est l'objet de diverses hypothèses. Certains recourent au fait de sa cupidité d'autres soutiennent une explication d'ordre messianique : Judas aurait été déçu de voir que Jésus n'insérait pas dans son programme la libération politico-militaire de son pays. En réalité, les textes évangéliques insistent sur un autre aspect : Jean dit expressément que « le démon a inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer » (Jn 13,2). Luc écrit de manière analogue : « Satan entra en Judas, appelé Iscariote, qui était au nombre des Douze » (Lc 22,3). De cette manière, on va au-delà des motivations historiques et on explique l'affaire d'après la responsabilité personnelle de Judas, qui céda misérablement à une tentation du Malin. La trahison de Judas demeure en tout cas un mystère. Jésus l'a traité d'ami (Mt 26,50) mais, dans ses invitations à le suivre sur la voie des Béatitudes, il n'a pas forcé les volontés et ne les a pas prémunies contre les tentations de Satan, respectant la liberté humaine...

            Du reste, quand nous pensons au rôle négatif joué par Judas, nous devons l'insérer dans la conduite supérieure des événements de la part de Dieu. Sa trahison a conduit Jésus à la mort, mais celui-ci a transformé cet horrible supplice en un espace d'amour salvifique et en remise de soi à son Père (Ga 2,20 Ep 5,2.25). Le verbe « trahir » est la traduction d'un mot grec qui signifie « remettre, livrer ». Parfois son sujet est même Dieu en personne : c'est lui qui par amour a « livré » Jésus pour nous tous (Rm 8,32). Dans son mystérieux projet salvifique, Dieu saisit le geste inexcusable de Judas comme une occasion de don total du Fils pour la rédemption du monde. »


            Ce sont ces deux dernières lignes qui importent : Dieu se sert de la « conjonction des événements » pour notre salut.  « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. » (Isaïe 55, 8)

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