Logo Paroisse Notre Dame de la Plaine - Luçon

Méditation du 17 avril 2018
Bible meditations © viechretienne.fr

Méditation du 17 avril 2018

(Jean 6, 30-35)

            30 Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? 31 Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » 32 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. 33 Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » 34 Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » 35 Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.770

                                                                         *

            « Les Juifs demandent des signes miraculeux », selon saint Paul (1Co 1, 22). Jésus se plaignait que sa génération demande des signes (Matthieu 12, 39). Il donnera le signe de sa Résurrection. En fait, Il en donnera bien d’autres, mais notre foi est-elle assez vive pour les voir et les « interpréter » comme Il l’aurait souhaité ?

            Les interlocuteurs de Jésus introduisent alors le « signe » de la manne, une allusion à l’événement bien connu de l’Exode. En le désignant comme  «le pain venu du ciel », ils ouvrent le dialogue sur le Pain de vie que Jésus va approfondir. (En fait, nous savons par le fait que l’Evangile a été écrit longtemps après, nous avons là une réflexion sur l’Eucharistie dans les premières communautés chrétiennes de la fin du premier siècle).

            Jésus passe de la manne, tombée du ciel comme une rosée nourrissante au Pain qu’Il vient de donner, mais qui n’est que l’annonce de vrai Pain donné par le Père et  qui donne la vie au monde. Avec le mot « vie », Jésus veut faire comprendre qu’il y a une autre vie que la vie (bios) humaine ; c’est la vie qui ne finira pas (zoè). Peut-être pensons-nous à ce mot d’une philosophe contemporaine, Andrée Chedid : « Nos vies ont une fin ; la vie n’en a pas ».

            Alors Jésus, devant leur réflexion analogue à celle de la Samaritaine (4, 15) : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Eux, ils disent : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là », avec une évidente envie de n’avoir plus à chercher du pain. On pourrait croire que l’annonce par Jésus qu’Il est ce Pain de vie pour celui qui « vient à Lui », qui croit, on pourrait croire que cette annonce va les convaincre, mais la discussion va se compliquer avec la suite : manger de ce Pain qui est la chair du Fils de Dieu. Jésus tient le langage de la foi : « Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif », alors qu’ils en restant au plan humain d’un pain qui assouvirait à jamais la faim.

            On le devine par cette réflexion : Jésus a eu beaucoup de peine à convaincre ses auditeurs : Il leur demandait de « passer » du pain à sa Présence, une démarche de foi. Dans des conditions très différentes, cette demande de sa part nous est demandée aussi.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.