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Méditation du 17 août 2019
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Méditation du 17 août 2019

(Matthieu 19, 13-15)

            Imposer les mains, c’est un geste de bénédiction. Imposer les mains en priant, c’est confier ces enfants à Dieu, pour que leur vie, leur avenir, notamment, soit placé sous le regard de Dieu. Que ce soit Lui qui les guide et soit leur lumière ! L’imposition des mains ne sera plus un geste anodin ; il deviendra dans l’Eglise un geste sacramentel.

            «Les disciples les écartèrent vivement ». On comprend l’attitude de Jésus, alors que les disciples se sont constitués comme une milice protectrice de Jésus. De même,  on  essaiera de faire taire l’aveugle de Jéricho (Marc10, 48). Lui, Jésus,  les accueille en donnant une parole qui porte un enseignement décisif : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. »

            Ainsi, pour entrer dans le royaume des Cieux, il faut ressembler à des enfants. Ici, Jésus souligne leur confiance spontanée, car les enfants se méfient quand ils découvrent qu’on ne les aime pas ou qu’on les trompe. Leur candeur fait la joie des adultes ; malheureux celui qui la leur fait perdre. Jésus, Lui, la met en valeur : il en fait la condition pour entrer dans le Royaume où il n’y a que droiture et humilité.

            Saint Maxime de Turin, contemporain de saint Augustin, pense que cet enfant est « l’Enfant venu du Ciel »

            « Si vous ne changez pas pour devenir comme cet enfant » : il ne dit pas « ces enfants », mais « cet enfant » ; il n'en choisit qu'un, il n'en propose qu'un. Et qui est cet enfant qu'il donne en exemple à ses disciples ? Je ne crois pas que ce soit un enfant du peuple, de la foule des hommes, qui offre aux apôtres un modèle de sainteté pour le monde entier. Non, je ne crois pas que cet enfant vienne du peuple, mais du ciel. Il s'agit de cet enfant venu du ciel dont parle le prophète Isaïe : « Un enfant nous est né, un fils nous est donné » (9,5). C'est lui l'enfant innocent, qui ne sait pas répondre à l'insulte par l'insulte, aux coups par les coups — bien mieux, même pendant son agonie il prie pour ses ennemis : « Mon Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). Ainsi, en sa grâce insondable, le Seigneur déborde de cette innocence du cœur que la nature donne aux enfants. Il est cet enfant qui demande aux tout-petits de l'imiter et de le suivre. »

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