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Méditation du 16 septembre 2018
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Méditation du 16 septembre 2018

(Marc 8, 27-35)

            La même scène est racontée par Matthieu (16, 13-20), Marc (8, 27-35) et Luc (9, 18-21). Nous la situons auprès de Césarée-de- Philippe, au nord du Lac de Tibériade et de Capharnaüm. Jésus, « Chemin faisant, (il) interrogeait ses disciples ». Avant d’arriver à la question décisive, Il leur demande ce que les gens autour d’eux peuvent bien dire sur sa personne. L’éventail des réponses laisse tout de même devant l’évidence : on Le compare avec les saints connus de tous. Ce n’était qu’une approche.

            Nous le savons : Jésus pose la question au groupe des apôtres, et, ce matin à nous. A toutes les fois que cet Evangile revient, je conseille, à tous les adultes après l’avoir demandé à mes élèves, de rédiger personnellement une page qui réponde à la question de Jésus, parce que c’est essentiel de nous préciser à nous-mêmes Qui Il est. Mais c’est de Lui qu’il importe de parler en ce jour.

            Pierre répond, d’après Marc : « Tu es le Christ » ; d’après Matthieu : «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » et d’après Luc : « Le Christ, le Messie de Dieu. » Comme cette année, nous lisons l’Evangile de Marc, tenons-nous-en à son expression : le Christ, c’est le même mot que « Oint » ou Messie, selon les langues. Le peuple d’Israël attendait un « Messie », mais personne ne pouvait concevoir qu’Il serait « Fils de Dieu » : le Dieu unique ne pouvait avoir de Fils. Jésus n’insiste pas pour préciser.

            L’annonce ouverte de la Passion et de la Résurrection suscite une réaction verbale immédiate et presque violente de la part de Pierre. Ce ne sera pas la seule fois ; nous avons tous en mémoire son refus de se faire laver les pieds, surtout quand il entend Jésus dire que c’est un exemple pour qu’ils en fassent autant, eux aussi, les disciples. Sur un discours de Jésus qui a dévoilé à ce moment-là le plan providentiel de la mort et de la résurrection, Jésus dévoile que ce chemin ne sera pas seulement le sien mais celui de tout disciple, car le disciple n’est pas au-dessus du Maître.

            Pierre entend Jésus lui dire que ses pensées ne sont pas celles de Dieu. Il y faudra la Passion, la Résurrection et la Pentecôte pour que Pierre entre dans les vues de Dieu. Il tiendra, le jour même de la Pentecôte et dans les mois qui ont suivi des discours très différents ; il ira jusqu’à défier le Sanhédrin avec des mots qui traduisent sa conversion : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Actes 5, 29).

            Jésus prêche aussi les conditions pour Le suivre, autrement dit pour devenir son disciple : renoncer à tous ses préjugés, ses biens, se quitter soi-même, prendre sa croix, celle qui nous vient et que nous n’avons pas choisie, pour suivre Jésus. Aux yeux des hommes, perdre sa vie, ne pas chercher sa propre gloire, mais celle de Dieu, vivre sur cette terre comme si on anticipait le ciel. C’est ce qu’ont fait par la suite des légions de saints et de martyrs.

            Il n’est pas surprenant de lire un chant d’Isaïe qu’on entend aussi le Vendredi Saint. On croirait entendre les gémissements de celui qui est flagellé. Et nous pensons aux tortures, physiques ou morales, de tant d’hommes humiliés encore de nos jours. La Passion de Jésus continue sous d’autres formes. Remarquons le tout dernier verset d’Isaïe : « Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ? » Par la Résurrection, Dieu a montré le tort des hommes qui L’ont condamné ; or ce ne sont pas les seuls Pilate ou Caïphe qui ont condamné Jésus, c’est nous aussi. Pour avoir part à sa Résurrection, acceptons de prendre notre croix et de Le suivre.

            Saint Jacques veut secouer l’apathie de notre foi : « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. »  La foi ne peut exister si elle ne s’exprime pas par des actes de charité. Il se peut aussi que la charité approfondisse la foi. Quand on voit dans son frère la présence de Dieu, on a envie de l’aider. Alors la foi s’approfondit ; nous voyons nos frères avec le regard de Dieu, comme Dieu les voit. Comme les apôtres, crions au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » (Luc 17, 5).

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