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Méditation du 16 mai 2019
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Méditation du 16 mai 2019

(Jean 13, 16-20)

                        Le verset qui précède (v 15) concluait la réflexion sur le lavement des pieds ; il doit être suivi par le verset 17. On ne sait pourquoi le verset 16 (qui se retrouvera en Jean 15, 20) vient ici. Ainsi le verset 17 énonce comme une béatitude pour celui qui a compris l’exemple que Jésus a donné en lavant les pieds de ses disciples.

            La citation du Psaume 41, v. 10 fait évidemment allusion à la trahison de Judas. Jésus connaît ceux qu’Il a appelés ; il a montré à Pierre et à Jean  comment Il les connaissait : Pierre, le « rocher » et Jean le bien-aimé. Il sait aussi la « félonie » de Judas.

            Comme à l’opposé de Judas, en qui Satan est entré (Jean 13, 27), Jésus est « JE SUIS ». A l’heure des ténèbres qui approche, Jésus EST : on peut bien Lui nuire, Il est. Il est Tout-Puissant, car même la mort n’aura pas raison de Lui. Nul homme, nul démon ne peut s’en prendre à « JE SUIS ».

            On peut rapprocher les versets 16 et 20 ; écrites dans un contexte « missionnaire », ces phrases se comprennent mieux ainsi : le disciple n’est pas au-dessus du maître, et, qui vous accueille m’accueille, et aussi, Celui qui m’a envoyé. (Il reste difficile de rétablir l’ordre des versets qui a été bouleversé).

            Dans son commentaire sur ce passage de l’Evangile de Jean, saint Augustin parle de « l’unité de nature » entre le Père et le Fils ; en accueillant Jésus, on accueille Dieu, comme en recevant le disciple, on reçoit le maître.

« Comment donc devons-nous entendre ces paroles du Seigneur: «Celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé ?» Si nous voulons les entendre dans ce sens, que le Père et le Fils ont une même nature, la conséquence naturelle de ces autres paroles: «Celui qui reçoit mon envoyé, me reçoit», paraît devoir être que le Fils et l'envoyé ont aussi une même nature. On pourrait donc supposer que le Sauveur a voulu dire: Qui reçoit celui que j'ai envoyé me reçoit en tant qu'homme, mais qui me reçoit comme Dieu, reçoit celui qui m'a envoyé. Toutefois, en s'exprimant de la sorte, ce n'est point l'unité de nature qu'il voulait faire ressortir dans la personne de celui qui est envoyé, mais l'autorité de celui qui envoie; si donc vous considérez Jésus-Christ dans Pierre, vous y trouverez le maître du disciple; si au contraire vous considérez le Père dans le Fils, vous trouverez le Père du Fils unique. »

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