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Méditation du 16 août 2019
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Méditation du 16 août 2019

(Matthieu 19, 3-12)

            Dieu ne saurait se tromper dans sa Création ; c’est vrai pour tout, et notamment sur le plan de la relation des êtres humains créés pour Lui ressembler. Il les a voulus complémentaires. Mais le mal s’est introduit dans l’œuvre de Dieu avec le refus d’obéissance d’Adam et Eve. A l’origine la Création – bonne en soi – a été tentée et a succombé à la tentation de la division. Avec l’amour humain, chaque couple redécouvre ce que Dieu a voulu faire, et doit approfondir ce qui a uni et non pas laisser s’infiltrer les éléments de discorde.

            Moïse a dû être embarrassé devant les discordes qu’on lui soumettait. Il a dû accepter à contrecœur l’acte de répudiation, en pensant qu’il est non pas une solution aux mésententes matrimoniales, mais une vague tolérance, une exception. Ainsi en va-t-il de beaucoup de lois qui ne peuvent guérir un mal au cœur du couple. Un exemple fréquent consiste en ce que les conjoints qui ne peuvent plus se supporter reportent facilement les torts sur « l’autre », comme Adam et Eve se sont reproché l’acceptation de la tentation. La blessure ouverte ne peut se cicatriser que par une démarche de foi.

            La question des disciples paraît pessimiste par rapport au mariage. Mais Jésus en profite pour donner un enseignement sur le sens du célibat. Chacun reste libre de son destin, et peut voir dans le célibat le « signe » de la vie éternelle où il ne sera plus question des réalités physiques du mariage. Le mariage est lié à la condition humaine ; quand les êtres humains ont fini leur séjour sur terre, il n’est plus question d’attrait sensible dans la vie du ciel. Le célibat volontaire témoigne de cette vie-là. Comme Dieu y suffit pour combler « bien au-delà des mérites et des désirs », ainsi le célibat « pour le Royaume » exprime la foi de ceux et celles pour qui la vie « en Dieu » peut combler le cœur.    

            La phrase de Jésus : « Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » introduit la foi dans le regard sur le sens de l’existence humaine. S’il ne se laisse pas guider par la foi, le croyant ne peut comprendre la valeur spirituelle du célibat. Il n’est donc pas étonnant que ce sens de célibat consacré soit refusé par des hommes qui ne se laissent pas guider par le regard de Dieu.

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