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Méditation du 15 septembre 2018
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Méditation du 15 septembre 2018

(Jean 19, 25-27)                     (Notre-Dame des Douleurs)

            L’événement est signalé par Jean comme une manifestation de la Rédemption : c’est le « passage » de la maternité humaine à la maternité spirituelle de Marie. N’ayant plus de fils sur cette terre, elle adopte à travers Jean toute l’humanité. Ainsi Jésus met-Il en valeur que l’Incarnation sert la vie spirituelle. Pour Lui qui est Dieu et Homme, Sa Mère devient Mère de toute l’humanité ; Il fait passer ce rôle en le sublimant d’un aspect humain à une situation surnaturelle. De même que Lui, par son humanité, est notre Frère, Marie devient notre Mère. Jean, l’héritier de cette promesse, reçoit la mission de nous rendre spirituellement, sur le demande de Jésus, fils de Marie. Il nous dit qu’il la prend chez lui. Elle devient, comme lui-même s’intitule « disciple bien-aimé », mère « bien-aimée » de Jean. Il va apprendre l’intimité maternelle de Marie avec Jésus ; il en donne sobrement un aperçu dans les Noces de Cana.

            Bien sûr Marie souffre de voir mourir son Fils sur la Croix. Dans cette annonce de Jésus, elle fait passer toute son affection sur Jean et l’humanité qu’il représente. Jésus « élargit » sa maternité.

            L’instauration de cette fête soulignait les douleurs de Marie au pied de la Croix et avait un aspect de tristesse (que traduisait notamment le « Stabat Mater »). Cette hymne disait que Marie pleurait ; ce qui n’est pas dit par l’Evangile de Jean. Marie vit pleinement le Mystère de la Rédemption et y est associée de très près ; elle ne le faisait pas à regret, comme le laisseraient entendre les représentations artistiques de l’époque qui sont plutôt d’un genre larmoyant. S’arrêter à la « douleur » de Marie correspond à traduire sa souffrance humaine, mais la correspondance avec le « oui » de l’Annonciation n’est pas mise en valeur. La foi de Marie et son espérance ne sont pas assez mises en évidence dans l’art de cette époque ; il faut donc s’en tenir à l’Evangile et approfondir le mystère évoqué par Jean.

            Jean était au pied de la Croix avec Marie « et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Madeleine ». Toutes les trois ont entendu les paroles de Jésus à Jean. Elles ont été des témoins de cet ultime testament de Jésus : « Femme, voici ton fils ! Jean, voici ta mère ! » (Jean 19, 26-27)

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