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Méditation du 15 mars 2019
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Méditation du 15 mars 2019

(Matthieu 5, 20-26)

            Le mot « justice », dans le sens où Matthieu l’emploie, est proche de « fidélité à la loi de Dieu » et de « conformité à la sainteté de Dieu ». Nul n’est « juste » sinon Jésus. Or Jésus, selon Matthieu, se démarque de la « justice des Pharisiens ». Elle devient « droiture du cœur ». Jésus met « la barre plus haut : la Loi punissait le meurtre ; Jésus s’en prend à la colère ; ainsi pour « l’insulte » ou le blâme (« traiter de fou »). Surtout Jésus invite au changement de regard intérieur : ce qui n’est pas accompli par amour ne vaut pas grand-chose.

            Les versets 23-24 donnent un exemple particulièrement fort : que peut valoir devant Dieu le mensonge d’un « sacrifice » offert alors que l’on n’est pas d’accord avec son frère ? C’est vraiment ne pas voir ce que Jésus dit dans le Jugement, au verset 25, 40 : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Cela équivaut à ne pas voir dans son prochain la présence de Dieu, c’est séparer l’un de l’autre. Il va de soi qu’un disciple du Christ ne peut « participer à l’Eucharistie », s’il est fâché avec un frère.

            Le « baiser de paix » est d’ailleurs précédé des paroles du « Notre Père » : « Pardonne-nous comme nous pardonnons… » Pourquoi la Liturgie prévoit-elle le « baiser de paix » si ce n’est pour une réconciliation avant la Communion au même Pain ?           Chacun peut se demander quels sentiments l’animent dans la vie sociale, communautaire ou « privée », car tous ont des « voisins » plus ou moins proches. Ce qui précède doit donc s’appliquer à toutes les relations humaines, si l’on veut être « clair » devant Dieu.

            Les deux derniers versets mettent en garde contre les risques de l’escalade de la violence qui conduisent au tribunal. La portée sociale est plus évidente.

            Jésus nous demande donc non pas de « surveiller » en toutes circonstances nos pensées, mais de veiller à les garder « droites » surtout quand il s’agit de « Lui-et-de-nos-frères ». Le disciple ne peut manquer à la charité en ses « pensées, ses paroles ou ses actes ». Il doit tendre à la plus haute délicatesse dans l’un et l’autre domaine : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5, 48).

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