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Méditation du 14 mars 2019
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Méditation du 14 mars 2019

(Matthieu 7, 7-12)

            Courtes phrases en forme de sentences morales remontant sans doute à une tradition orale, tels sont les versets 7-8. On peut remarquer la symétrie de ces trois demandes : l’impératif au verset 7, et, comme une conclusion générale, l’indicatif, au verset 8. Jésus en fait une consigne ou une méthode sur la prière comme étant la clé qui ouvre les trésors spirituels.

            Le verset suivant introduit le raisonnement «  a fortiori » qui suit : si un homme (qui en soi ne peut pas être aussi bon que Dieu) donne de bonne choses à ses enfants, à combien plus forte raison Dieu donnera- t-Il les meilleurs choses à ceux qui Le prient.

            Le verset 12 (qui sera repris par Luc 6, 31) inverse la situation de sa présentation primitive, où elle revêtait la forme négative : ne pas faire aux autres ce qu’on redoute pour soi-même. Jésus, et après Lui les écrits chrétiens, donnent à cette maxime un tour positif, qui est bien plus exigeant. Toi, fais aux autres, le premier, ce que tu souhaiterais qu’ils te fassent. Prends l’initiative, car Dieu nous a aimés le Premier ; en faisant comme Lui, en allant au-devant du frère, tu es sûr de ne pas te tromper.

            La conclusion rappelle ce que Jésus dit des deux préceptes sur l’amour de Dieu et du prochain, en Matthieu 22, 40 : « De ces deux commandements dépend toute la Loi et les Prophètes »

            Saint Augustin demandait à ses fidèles d’analyser leurs désirs : ce qu’ils voudraient, qu’ils le fassent aussi et d’abord aux autres.

            « Dieu nous avait promis de nous accorder les biens que nous lui demanderions ; or, si nous voulons qu'il nous reconnaisse pour ses mendiants, ne rejetons pas les nôtres… De quel front osez-vous donc approcher de Dieu pour le prier, vous qui ne voulez point écouter votre frère ? Aussi est-il écrit dans le livre des Proverbes : « Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre demandera lui-même, et il ne sera pas exaucé (Pr 21). » Mais que devons-nous accorder à la prière de nos frères si nous voulons que Dieu exauce la nôtre ? Pour répondre à cette question, demandons-nous ce que nous voulons que les autres fassent pour nous-mêmes. « Faites aux hommes tout ce que vous voulez qu'on vous fasse. »

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