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Méditation du 14 mai 2019
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Méditation du 14 mai 2019

(Jean 15, 9-17)

            Les Actes des Apôtres (1, 15-26) racontent l’élection de Matthias, à la place de Judas. Par la suite, aucune mention de lui n’est faite dans le Nouveau Testament. L’Eglise le fête comme l’un des apôtres ; l’Evangile est un passage du Discours après la Cène où Jésus appelle ses apôtres « mes amis » : Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande ». Les Actes Matthias, témoin de la Résurrection de Jésus, devient, comme les Onze, « ami » de Jésus.


            Cette page d’Evangile est bien connue, mais la majeure partie du commentaire de saint Jean Chrysostome peut nous aider à mieux « situer » Matthias et la foi en l’Esprit Saint qui a présidé à son élection.

            « Il faut donc, dit-il, choisir parmi les hommes qui nous ont accompagnés. Remarquez comment il veut que ces nouveaux Apôtres soient des témoins oculaires. Sans doute le Saint-Esprit devait venir, mais Pierre attachait beaucoup d’importance à ce point.

            Parmi les hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous. Il leur indique qu’ils doivent avoir vécu avec lui et ne pas avoir été de simples disciples. En effet, au début, beaucoup de gens le suivaient. Voyez comment il est dit : C’était l’un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus.

            Durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis son baptême par Jean. C’est exact, car aucun n’a connu ce qui a précédé, mais ils l’ont appris du Saint-Esprit.

            Jusqu’au jour où il nous a été enlevé. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne avec nous témoin de sa résurrection. Pierre n’a pas dit : témoin de tout le reste, mais seulement témoin de la résurrection. Car il serait plus digne de foi, le disciple qui pourrait dire : Celui qui mangeait, qui buvait, qui a été crucifié, c’est celui-là qui est ressuscité. Par conséquent, il ne fallait pas qu’il soit témoin des époques précédentes, ni des suivantes, ni des miracles. Ce qu’on exigeait, c’était qu’il soit témoin de la résurrection. Tout le reste avait été manifesté et proclamé. Tandis que la résurrection s’était accomplie dans le secret, elle n’était manifeste que pour quelques-uns.

            Alors tous ensemble se mettent en prière et disent : Toi, Seigneur, qui connais le cœur de tous les hommes, montre-nous. Toi, et non pas nous. C’était bien le moment de l’invoquer comme celui qui connaît les cœurs, car c’était à lui de faire l’élection, pas à eux. Ils parlaient ainsi avec confiance car il fallait absolument en élire un. Et ils ne disent pas : Choisis, mais : Montre-nous l’élu et, selon le texte, celui que tu as choisi, car ils savent que Dieu a tout décidé à l’avance. On tira au sort. Ils ne se jugeaient pas encore dignes de choisir par eux-mêmes ; c’est pourquoi ils veulent être éclairés par un signe. »

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